Vente de faux tickets de bus Tata : 4 receveurs condamnés à payer 4 millions de FCFA d’amende

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4 receveurs de bus « Tata », ont été attrait, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour vente de faux tickets de bus Tata .Il s’agit de I. Sall, M.Niang, A. Sall et D. Ndour. Selon « le Soleil », ces derniers ont écopé de trois mois assortis du sursis en plus d’une amende de 4 millions de FCFA.
D’après les éléments de l’enquête, certains prévenus, pendant six mois et deux mois pour d’autres, utilisaient une autre machine de billetterie de contrefaçon de billetterie différente de celle remise par leur employeur Owatrans.
Par conséquent, ils ont pu vendre plusieurs tickets trafiqués et percevaient entre 5.000 et 12.000 FCFA par jour. En effet, un certain responsable de la ligne 71, E. H. M. Fall, ralliant le trajet keur Massar-Claudel, indique la source, est présenté comme le cerveau de la bande. De plus, c’est lui qui remettait les machines frauduleuses aux receveurs, encaissait les recettes parallèles et distribuait les parts aux mis en cause.
Le premier interpellé, I.Sall a nié les faits soutenant que c’est à la police qu’il a été informé du piratage. Concernant la dame M.Niang, elle estime que le bus de la ligne 56 dans lequel elle travaillait en 2013, est tombé en panne pendant six mois. C’est pour cette raison qu’elle a été affectée au bus 71. À en croire ses propos, elle a remarqué que la machine de billetterie n’était pas conforme à celle qu’elle avait l’habitude de manipuler dès le premier jour.
Et c’est ainsi qu’elle l’a soufflé à son supérieur hiérarchique qui n’est personne d’autre que E.H.M. Fall. Mais ce dernier lui a proposé de prendre sa part du gâteau. Chose à quoi, elle s’est opposée mais, elle a pris 5.000 FCFA ce jour-là. De son côté. D. Ndour affirme qu’elle est stagiaire à Owatrans depuis 2021. Elle était en intérim de temps à autre quand un agent était absent. Elle avait un bénéfice de 5000 FCFA et ignorait tout du trafic. Quant à la version d’A.Sall, agent d’Owatrans depuis 2000, il avait reconnu à l’enquête que Fall lui donnait 12.000 FCFA par jour durant les mois de juin et de juillet. D’ailleurs, c’est lui qui aurait infiltré M. Niang dans le business.
En définitive, les avocats de la partie civile ont rappelé que Transpay a mis en place un système de billetterie avec un droit d’exploitation exclusive. Ils ont réclamé le franc symbolique. Tout ce que leur client souhaite est que sa marque soit protégée.
Pour sa part, le représentant du parquet a souligné qu’il ne fait l’objet d’aucun doute que le droit d’invention est protégé. « Il y a dans le dossier une circonstance aggravante du fait qu’un préjudice a été subi par un employeur. Néanmoins, il a requis la relaxe d’I. Sall qui a contesté les faits depuis le début et 2 ans ferme pour les autres.
Intervenant pour le compte des deux Sall, Me Ousseynou Ngom a fait savoir que Fall a été relaxé le 23 février parce que son procès-verbal a été annulé. Owatrans n’est même pas partie civile.
Malgré tout, une autre procédure oppose M. Ndiaye, Dg de transpay et Samba Sow qui se disputent la marque et non le brevet de la machine.

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