Vaccin anti-Covid-19 : “La précipitation au Sénégal est injustifiée”

A l’ère du 21ème siècle, le complexe lié à la non alphabétisation des masses populaires qui donnait le droit aux intellectuels de manipuler l’opinion publique a systématiquement disparu grâce à l’explosion du numérique favorisant des applications qui font de la connaissance, une commodité, c’est à dire, une accessibilité à tous.

Il s’agit là d’une véritable démocratisation du savoir. Les analyses des spécialistes sur les différentes questions qui touchent à notre environnement peuvent être lues, écoutées, traduites dans toutes les langues et appréciées par toutes les catégories de la population.

Pour exemple, la covid-19, une maladie qui perturbe le sommeil des scientifiques du monde entier à pu être appréciée différemment par bons nombres de médecins au point de nous permettre de pouvoir jauger sa capacité de nuisance sanitaire et économique.

Si L’OMS avait prédit l’hécatombe en Afrique, j’avais pu émettre des réserves en m’appuyant sur la capacité de résistance des masses défavorisées qui, par manque de moyens pour accéder aux soins, habituent leur organismes à une résistance naturelle . L’exemple des enfants errants et des malades mentaux qui résistent plus à la pandémie le démontre à suffisance. Ce n’est pas pour rien que les touristes meurent plus vite à la grippe que les résidents.

Ainsi, la polémique entretenue sur la nécessité de vacciner les populations du Sénégal doit être examiner de près pour voir l’attitude à adopter. Certains médecins spécialistes nous disent qu’il faut au moins un délai de cinq ans pour la mise à jour complète d’un vaccin prêt à l’utilisation. Le Pr Christian Perronne soutient d’abord que le taux de mortalité est de 0,05%.

Cela nous pousse à croire que la précipitation pour un vaccin est injustifiée d’autant plus qu’il existe d’autres pathologies plus mortelles. Peut-on évaluer en deux mois la possibilité d’effets secondaires du vaccin? Le rapport bénéfice risque n’est pas favorable au premier. Audy Lomé à bien soutenu que deux mois était court pour lancer un tel vaccin. D’autres sont d’accord sur la possibilité de vacciner sur le champ sans rien attendre.

Mais mon problème, c’est de savoir s’il y a une urgence, une situation désespérée qui ne nous laisse pas le choix. Nous ne pouvons pas examiner à fond cette question sans savoir une diagnostic profond pour déterminer la véritable cause d’un décès lié à la covid-19. Autrement dit, avons nous un seul cas de patient décédé qui ne souffrait que de covid19. Ce que nous savons, c’est que bon nombre de décédés souffraient d’autres pathologies en même temps.

Peut-on nous dire, à chaque fois qu’il y a un décès, de quelles maladies souffrait il? Et quelle est la pathologie dominante qui a causé sa mort? Seule cette question pourra nous édifier sur l’urgence de nous vacciner. Combien de décès par mois sont causés par le paludisme, la tuberculose, le diabète, l’insuffisance rénale et autres maladies mortelles ?

Pourquoi cibler particulièrement la Covid-19 ? Pourquoi les pays qui ont un taux de mortalité plus élevé lié au covid19 ne sont pas prioritaires pour la vaccination ? Pourquoi veut-on insister sur un vaccin qui suscite des polémiques dans le monde? La réponse à toutes ces questions nous éclairera sur l’urgence d’un tel vaccin. Le professeur Raoul à insisté sur la possibilité de prendre des médicaments en mesures de guérir la maladie et qui ne comporte presque aucun risque.

Ces vaccins, puisqu’il y en a trois, tiennent ils compte de la mutation du virus? Pour tout cela et compte tenu des divergences de point de vue des spécialistes en rapport avec avec le faible taux de mortalité, je vote en temps que citoyen ayant la capacité d’écoute et d’analyse concrète de la situation pour que le Sénégal attende d’être mieux édifié avant de déclencher une campagne de vaccination contre la Covid-19.
Par Biram Khoudia Lo, Président de l’Ape (Deggu)

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