Table ronde pour accompagner le retour volontaire et la réintégration des migrants au Sénégal

«84% des flux migratoires en Afrique de l’Ouest ont pour destination un autre pays de la région. Et disposer d’un bon document de politique migratoire ne fait que renforcer et permettre un bon contrôle les mouvements migratoires. Des instruments juridiques et documents stratégiques clés existent au niveau de la CEDEAO, cependant, peu de pays membres possède actuellement une politique nationale en matière de migration», a signalé Jo-Lind Roberts-Sene, Chef de Bureau de l’Organisation internationale pour les migrations, ce mercredi après midi, dans la commune de Dakar-Plateau. 

Pour l’Oim, « il est important de faciliter une migration humaine et ordonnée pour le bénéfice de tous ». Le Chef de Bureau de l’Organisation internationale pour les migrations, a fait savoir. Au Sénégal, la situation n’est plus la même qu’en 2007. Si on compare 2007 et 2015, on constate qu’il y a une baisse quant aux migrants qui empruntent la mer, du fait du contrôle exercé. La Direction générale de l’Oim a fait appel aux États pour essayer de renforcer le dialogue, les autres organisations comme le Hcr qui s’occupe des questions de la migration et les États des pays de départ et aussi des pays d’arrivée pour essayer de dialoguer vraiment sur cette question pour faire en sorte qu’il n’y ait plus de tragédie comme récemment en Afrique du Nord avec les pirogues qui chavirent en mer.

Mme Roberts-Sene, s’exprimait au cours d’une table ronde : Accompagner le retour volontaire et la réintégration migrants au Sénégal : Bonnes pratiques et perspectives. Initie par L’organisation Internationale pour les migrants OIM, en partenariat avec l’institut Africain de Développement Economique et de Planification et cofinancé par l’Union Européenne. Ce conclave avait réunis les autorités administratives et locales, les services déconcentrés, la société civile, les Ong entre autres. Au Sénégal aucun document de politique nationale intégrée de migration prenant en compte toutes les dimensions du phénomène. Et pourtant, la dynamique migratoire préoccupe la communauté internationale puisqu’elle fait perdre des milliers de vies humaines dans les mers et crée un racisme avéré dans les pays d’accueil. 

Le chef du bureau pays Sénégal, Mme Jo Lind Roberts, a souligné que l’Oim travaille avec des populations de la région de  Kédougou, vu l’arrivée des migrants attirés par l’exploitation de l’or. Selon elle, cette activité minière et non moins commerciale augmente les populations et renforce leur vulnérabilité. Elle regrette la prostitution qui expose les habitants à des maladies comme le Sida, dont le taux est 0,7% au Sénégal.{jcomments on}

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