Son Excellence Mr Macky Sall, une adresse à la nation plus tôt que d’habitude

akone

Son excellence Mr le Président Macky Sall a fait une adresse à la nation avant l’heure. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, le président a parlé des différents points qui ont animé l’actualité politico-sociale du pays.

Une adresse à la nation précocement faite par le Président Sall, il parle ainsi des différents points qui ont fait l’actualité du pays dans cette année.
Par rapport aux ressources issues du Plan Sénégal Émergent, à Macky Sall de dire toute sa satisfaction par rapport « aux efforts fournis qui ont fait que les niveaux de croissances ont nettement évolué. Partant du budget étatique qui a été revu à la hausse soit 1 100 milliards de plus au dynamisme de notre économie avec une croissance significative de 6,5%. Nos relations diplomatiques assez efficaces nous ont permis d’obtenir des bailleurs de fonds plus de 5 100 milliards de F CFA. Des investissements qui nous mettent à l’aise dans notre politique liée à l’éducation, à la santé, aux infrastructures routières et à l’électrification dont l’avancée se sent à travers son taux de couverture qui avoisinera les 60% en 2017. L’agriculture aussi n’est pas laissée en rade au vue de notre capacité à produire entièrement ce que nous consommerons en 2017 », dixit-il.
Parlant des avancées dans le secteur social, Macky Sall pense que «nos politiques sociales, nous ont aussi permis de venir en aide à 300.000 ménages avec un budget de 30 milliards de Fcfa, la couverture maladie universelle est aussi une initiative à saluer. Ce qu’il sera important d’instaurer par contre pour la population c’est la culture du travail, beaucoup de nos jeunes sont imbus de l’éthique du travail ».
La découverture d’hydrocarbures a fait jaser tous les politiques mais il a tenu à préciser que « le pétrole découvert au large de Sangomar par la société Cairn Energy et le gaz dans les eaux Saint-Louisiennes me réjouissent grandement. Il reste maintenant à s’assurer de leurs véritables potentiels, c’est donc cette phase de développement qui sera décisive. L’apport des sociétés comme Kosmos Energy et BP nous permettront de mieux avancer dans ce domaine. Soucieux d’une pérennisation de ces hydrocarbures j’ai en effet, mis en place un comité d’orientation stratégique qui conseillera mon gouvernement et moi pour que les profits tirés de ces exploitations soient aussi bénéfiques aux générations futures ».
Des séquelles de ce tiraillement autour du pétrole, Aliou Sall, frère du Président Macky en a gardé. Mais le Président juge « ne pas vouloir mêler ma famille dans ma gestion du pays. Nous savons tous ce qui s’est passé avec le régime d’avant donc je n’ai nullement voulu que l’on me considère comme un roi raison pour laquelle je ne lui ai nullement donné de postes au sein de mon gouvernement. Tout ce qu’il a eu à réaliser lui revient de droit que cela soit son contrat signé avec Timis corporation, dont je lui ai d’ailleurs dit de quitter la société, et son accession à la tête de Guédiawaye, il a tout fait tout seul ».
Autre question qui occupe le débat et que Mr Sall a voulu apporter éclairci est la tenue des élections législatives. «Vu que le Sénégal est un exemple de démocratie, je n’ai pas trouvé nécessaire que de déroger à nos traditions. Ayant reçu l’opposition et ayant discuté avec elle sur les différents points de ces élections j’ai tenu à leur signifier la date des élections soit le 2 juillet 2017 et la simplicité de l’obtention de la carte biométrique d’identité. Mais par rapport à une création d’une autorité d’organisation des élections, je trouve cela infondée » a laissé entendre le Président Sall.
Pour le cas Karim Wade, le Président juge que «l’autorité juridique s’est déjà prononcée là-dessus donc je ne trouve pas quoi y rajouter. Nous avions été exemplaires dans la politique de bonne gouvernance en incitant tous les bénéficiaires d’un mandat gérant des deniers publics de déclarer leur patrimoine. Nous savons que seule la transparence pourra nous mener vers l’émergence ».
Dakar avait abrité le Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, preuve des soucis que se fait le Président de ce fléau qu’est le terrorisme. Il considère ainsi que « l’Afrique n’est pas préparée à cela et si l’on veut en être protégé, il faudra se mettre à niveau. Il est vrai que les besoins sociaux sont primordiaux mais il s’agit d’un problème dont devraient s’accaparer les musulmans. Une campagne de sensibilisation des dangers liés au terrorisme. Ils doivent prêcher les bonnes paroles afin que nos enfants ne puissent pas verser dans cette tare sociale. C’est un combat d’ordre planétaire ».
La Cours Pénale Internationale considérée par beaucoup comme une instance réservée aux africains est vue par Macky Sall comme «un siège à renforcer vu qu’il combat l’impunité et nous nous devrons de débattre dans la sérénité totale avec les nations qui veulent la quitter. Il est su de tout le monde que l’on a été la première nation à ratifier le traité de Rome donc nous soutenons la CPI ».
Sa visite d’Etat en France, elle aussi source de polémiques «a été grandement bénéfique pour le Sénégal. Avec la France, nous nouons des relations amicales qui datent de très longtemps. Avec l’honneur qui a été fait au Sénégal à travers ma personne s’est additionné les différents accords signés qui vont permettre de mettre sur pied des projets phares comme le Train Express Régional. C’est donc une visite fructueuse qui permettra dans un délai assez court de voir des avancées dans les différents domaines concernés», dixit Macky Sall.
Et pour clore son adresse à la nation anticipée, au président Macky Sall ne parler de la situation en Gambie. « Surpris qu’après une vingtaine d’années, les gambiens puissent démocratiquement élire leur président, Adama Barrow que j’ai tenu d’ailleurs à féliciter. Nous avons échangé de nos ambitions de coopération pour une diplomatie entre nos deux pays frères totalement huilée. Mais Yaya Jammeh a eu à contredire les résultats et la mission de la CEDEAO dans cette affaire sera de privilégier le dialogue car jamais la force ne saurait régler un problème d’ordre étatique ».

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