Sénégal-Habitat : Khoudia Mbaye dénonce La  »mal-urbanisation » au Sénégal

Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de vie, Khoudia Mbaye, a présidé ce mardi dans la commune d’arrondissement de Yoff-Almadies, les travaux de la Commission préparatoire à la tenue prochaine du Conseil national de l’Urbanisme, de l’habitat et du Cadre de vie. « La convocation prochaine du Conseil national de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie démontre la volonté du gouvernement de procéder à la revue de l’état des villes sénégalaises, de formuler une stratégie à la hauteur des problèmes du secteur et de prendre les dispositions idoines », a expliqué le ministre de tutelle, Khoudia Mbaye.

« L’habitat social a été sevré de ses fonds d’appui. Les coopératives d’habitat n’ont plus d’assistance technique adéquate et le prix du logement est devenu exorbitant, tandis que le cadre de vie s’est dégradé », signale le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat dans un autre document préparé pour le présent atelier.

Elle a décrit  »un profond mal-vivre dans les villes sénégalaises ».

Selon Mme Mbaye, les 30 voire 40% de l’espace urbain sénégalais sont constitués de bidonvilles. La  »mal-urbanisation » au Sénégal résulte de l’absence de plan d’aménagement urbain, a-t-elle signalé.

« La croissance urbaine du Sénégal, résultat d’une croissance démographique soutenue et de l’exode des populations rurales vers les centres urbains, a engendré d’énormes problèmes d’urbanisme et d’habitat, avec une extension sans précédent des zones urbaines », a expliqué Khoudia Mbaye.

« Aujourd’hui, pour une meilleure prise en charge du développement des villes et le repositionnement du secteur, le gouvernement a pris l’option de ‘’procéder à une nette rupture dans sa gestion en érigeant la planification urbaine et la promotion de l’habitat social au rang de ses priorités »,

« La croissance urbaine au Sénégal a engendré ces dernières années beaucoup de désordre avec la généralisation des occupations anarchiques, des sites impropres à l’habitat, un déficit en équipements sociaux de base et en infrastructures, l’insuffisance dans l’offre de logements pour le plus grand nombre, un cadre de vie inadéquat ».{jcomments on}

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