Sénégal-Energies-Renouvelables : Le Sénégal piste toujours des solutions

En dépit de la législation existante, le Sénégal peine à asseoir une politique énergétique durable en cohérence avec ses ressources financières et naturelles. De ce fait, des acteurs demandent à l’État de mener des actions en vue de faire avancer l’agenda des énergies renouvelables. Le secteur énergétique est en proie à de nombreuses difficultés au Sénégal. Il s’est aussi révélé vulnérable face aux chocs exogènes. En effet, le modèle actuel de la plupart des pays, dont le Sénégal, est basé sur une utilisation prépondérante des énergies fossiles et de la biomasse. Une des conséquences de cette pratique est l’émission de gaz à effet de serre qui engendre des dégâts importants sur l’environnement. Selon les spécialistes, au Sénégal, 49 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent du secteur énergétique, 37 % de l’agriculture, 12 % des déchets et 2% des procédés industriels. Le constat a été rapporté au cours d’un atelier sur ‘’l’énergie durable pour tous’’ ouvert, ce mardi, dans la commune d’arrondissement de Ngor-Almadies. Ce conclave entre dans le cadre de l’objectif d’atteindre «l’énergie durable pour tous d’ici 2030».

 

« Le gouvernement du Sénégal s’est fixé comme objectif d’arriver à un taux de pénétration de 20% des énergies renouvelables en 2016, contre 0, 74% actuellement. Cela permettra de booster aussi les taux actuels de l’électrification urbaine et rurale qui sont respectivement de 90% et de 24%.Au Sénégal, 6, 5 millions de personnes sur une population estimée à 14 millions n’ont pas toujours accès à l’électricité, alors qu’en 2012, la subvention de l’Etat à ce secteur était de 120 milliards de francs cfa », a fait savoir, dans son exposé Dr Gora Niang, chef de division à l’agence nationale des énergies renouvelables(ANER).

Pour, M.Niang. « L’Etat sénégalais a dégagé un montant conséquent pour la promotion des énergies renouvelables. Car, l’indépendance énergétique actuelle de 50% du Sénégal est due à la biomasse ».

Pourtant, la levée des contraintes juridiques liées à l’exploitation des énergies renouvelables a connu une avancée en 2010 avec l’adoption d’une loi d’orientation (Loi n°2010-21 du 20 décembre 2010) sur les énergies renouvelables, ainsi que deux décrets d’application. Cependant, ces décrets ne précisent pas les niveaux de rachat de la production électrique.

«Les bases d’une économie verte devraient, à cet effet, se fonder sur des politiques et programmes qui visent à redresser ces niveaux vers une tendance baissière, surtout dans les secteurs ‘grands émetteurs’ comme l’énergie et l’agriculture», a souligné Sire Abdoul Diallo, directeur exécutif de SEM-FUND .

 «La création d’un cadre institutionnel, juridique et économique incitatif, notamment basé sur des tarifs de rachat équitable et transparent, générera les investissements attendus de façon massive, graduelle et sur le long terme», suggère M. Diallo. {jcomments on}

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