O. Ngom en guerre contre Macky : Fidélité au Maitre ou positionnement pour la succession de Wade ?

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Derrière la guerre entre l’ex-président de la République, Me Abdoulaye Wade et le nouveau régime, se profile une course à la succession du « Pape du Sopi » qui trône toujours à la tête du Parti démocratique sénégalais. Et un des hommes qui semble être le plus en avant sur les starting block, c’est l’ex-ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom qui, même s’il n’est pas investi tête de liste du Pds, multiplie les sorties virulentes contre Macky Sall et ses collaborateurs.

Il apparaît ainsi comme le vrai commandant des troupes de Wade.

 

Me Abdoulaye Wade n’a pas porté son choix sur sa personne pour conduire la liste du Parti démocratique sénégalais (Pds) aux législatives du 1er juillet, mais Me Ousmane Ngom se pose désormais en véritable leader au sein de la formation libérale. Il est au-devant de toutes les batailles médiatiques et de « principe » pour défendre le Pds, à tel point qu’on ne peut conclure qu’une seule chose, un positionnement en digne héritier du Pape du Sopi ? En tout cas, sa présence sur le terrain politique semble de plus en plus éclipser la tête de liste du Pds, et coordonnateur, le maire de Dagana, Oumar Sarr, qui n’a pas tant d’influence que cela en dehors de son terroir.

Un positionnement d’Ousmane Ngom qu’on a ressenti lorsqu’il a annoncé la couleur juste après la déclaration de patrimoine du président de la République. Il n’aura pas mis beaucoup de temps à s’interroger sur les biens du chef de l’Etat. Et plus que cela, il estimera que l’épouse du chef de l’Etat n’est pas une femme au foyer comme les autres, eu égard aux biens dont elle dispose. Une démarche qui avait d’ailleurs irrité l’un des collaborateurs du président de la République, Mahmout Saleh qui exhibera le dossier de la confection des cartes d’identité numérisées, promettant dans la foulée, la prison à l’ex-ministre de l’Intérieur pour une obscure gestion du système de modernisation du vote sénégalais.

La réaction de M. Saleh n’a pas semblé faire peur au responsable libéral qui est revenu à la charge pour demander aux responsables libéraux de ne plus répondre aux convocations à la Division des investigations criminelles (Dic) et à la section recherche de la Gendarmerie avant la fin des élections.

Le dimanche 10 juin, profitant de l’ouverture de la campagne électorale pour les législatives du 1er juillet, il est revenu à la charge. Il conduira un commando composé de responsables de libéraux à Diamniadio pour récupérer des véhicules supposés appartenir au Pds et confisqués par les nouvelles autorités. Sur les lieux, c’est Me Ngom qui a fait face au commandant Diouf, chargé de veiller sur les véhicules, n’hésitant pas à exhiber les cartes grises des véhicules et les papiers de dédouanement. Une stratégie qui n’a pas eu l’effet escompté.

Au finish, Me Ngom peut se targuer d’avoir réussi un tapage médiatique qui le met en selle et le positionne comme un vrai chef de guerre du Pds et peut-être l’un des futurs candidats au contrôle de la direction du Pds.

Mais une bataille de succession qui risque encore d’être rude puisqu’OUmar Sarr, même s’il n’a pas la charisme nécessaire et l’influence politique requise, a déjà goutté aux délices du pouvoir et ne va certainement pas laisser à Ousmane Ngom, toute la latitude pour contrôler l’appareil.

A cela s’ajoute le fait que Me Ngom semble handicapé par son passé politique où il avait soutenu Diouf avant de retourner auprès de Wade. Il est évident que même si Wade l’avait promis ministre de l’Intérieur, cela ne voulait certainement pas dire qu’il lui fait suffisamment confiance, mais certainement parce qu’il a sans doute le cran d’exécuter certaines besognes. Me Wade ne se privera pas d’essayer de désigner un successeur avant son effacement de la scène politique, chose qu’il a toujours faite.

Ancien ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom de par son excès de zèle dans la période électorale et la mort de jeunes manifestants dont l’étudiant Mamadou Diop, ainsi que le dossier des cartes d’identité numérisées, pourraient difficilement échapper à des ennuis judiciaires. En plus d’une impopularité certaine auprès d’une frange de la population.{jcomments on}

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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