Nos politiques et leurs fameux « soleen ma fallé »

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Remuez le Sénégal et ce, de fond en comble, passez de Tivaouane à Popenguine, la donne est la même, les populations ne croient plus aux politiques. De Dakar à Marlodj, les débats les concernant ne sont que pour tuer le temps. Ils ont beau essayé de s’afficher sur tous les tableaux mais la société les a déjà peints, ils ne pourront retrouver crédibilité.

Face au blanc de la page, la réflexion se fait sans virage aucun. Le problème d’un responsable politique sénégalais reste son entourage et comme dirait l’autre «buur baxna wayé dague yéé aye» sans nul doute, mais lorsque l’on est père, l’on est dès lors responsable de ses mômes. Et cette vérité est bien partagée de tous.
Parlant de partage, l’idée sur les promesses électorales, dont nous avons tous eu notre part, est noyée dans un oubli profond. «Waxou politi-chiens», des dires qui ne peuvent plus émouvoir le sénégalais qu’il soit du Sine Saloum ou du «Daandé mayo», la déception est le sentiment qui l’anime face à ces promesses multiples et mensongères.
Il était une fois ,un homme, étant a la quête effrénée du pouvoir, se confie au peuple en truffant ses dires de promesses dont les réalisations ne seront que pur mirage. Un scénario que pourraient transcrire les plus jeunes de ce pays, un conte de fée jadis qui n’a nul sens à présent.
Cependant,les promesses non tenues ont suscité de minutieuses interrogations. Des interrogations qui maintenant, trouvent réponses. Nos politiques se basent sur la magie de la parole et feintent la réalité des faits. En bons orateurs, ils essaieront toujours de nous embrouiller avec leur fameux «souma fallo naaléne».
Sera élu président, celui qui viendra devant le peuple, se privera de toutes aspirations politiques et se dira conscient de notre situation mais «ne nous promet pas un soleil de minuit».
Combien de fois devrons-nous assister à des meetings, tapant des mains et scandant un nom qui sera plus tard source de frustration ? Combien de fois, placerons-nous nos espérances sur une personne, le confiant notre destin pour qu’il y fasse bon lui semble ? D’innombrables fois, évidemment ! N’est-il pas alors temps de nous occuper nous-mêmes de notre propre destinée ?
En tout cas, il est clair que de Senghor à Wade le mensonge perd son «Macky-illage», attendre qu’elle fasse peau neuve ne serait que perte de temps vue les nombreux produits maquillants que propose le marché occidental ! Par Marième Maya Ciss

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