MIS A L’ ECART DANS LES GRANDS CHANTIERS PUBLICS : L’Ordre des architectes éructe

L’Ordre national des architectes du Sénégal (Onas) a dénoncé hier vendredi, sa « mise à l’écart » dans les grands chantiers publics. Un plan d’action  n’est  pas  à écarter.L’Etat est averti, l’Ordre national des architectes du Sénégal  (Onas) a décidé de passer à la vitesse supérieure et dénonce sa mise à l’écart dans les grands chantiers publics. Pour le président de l’Onas, Wagui Diop, un plan d’action de lutte pour le respect de leurs droits est même envisagé. Se disant marginalisés par les autorités dans l’exécution des grands projets d’habitat, Wagui Diop et ses amis ont crié leur ras-le-bol hier, lors d’une conférence de presse qu’ils ont tenue dans leurs locaux.

Au cours de ce face- face avec la presse, le président Wagui Diop est revenu  largement sur les difficultés auxquelles sont confrontés les architectes.

La dégradation du cadre d’exercice de la profession, l’absence de débouchés, la précarité et la marginalisation de bon nombre d’architectes pour l’accès à la commande publique sont entre autres, les embarras auxquels les architectes font face au Sénégal, a indiqué Wagui Diop. Il s’y ajoute « le recours à l’expertise étrangère pour les programmes telles que la réalisation de l’arène nationale, des 2000 logements sociaux destinés au recasement des victimes des inondations, l’aéroport de Diass, les universités de Ziguinchor, de Kaolack, de Thiès et le centre de conférence devant abriter le sommet de la Francophonie ainsi que le Mémorial de Gorée » l’attitude des autorités politiques à l’égard de leur organisation.

Pour lui, l’Etat doit respecter ses engagements vis-à-vis des architectes, « nous n’allons plus tolérer que nos collègues étrangers viennent exécuter les travaux à notre place », a-t-il dit. Abondant dans le même sens, Assane Sarr, de l’Association patronale, a invité ses collègues à la « bataille » pour dit-il, mettre fin à l’anarchie et à l’indifférence des pouvoirs publics à l’égard de leur profession.   

Toutefois, ils tendent la main à l’Etat pour une concertation axée sur un certain nombre de points tels que : la réforme du cadre réglementaire d’exercice de la profession, le renforcement de la pratique architecturale pour, disent-ils améliorer le cadre de vie.{jcomments on}

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