«L’UMOA veut que le cinéma soit un secteur doté d’une autonomie administrative et financière»

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La commune de Fann-PointE a abrité, ce jeudi, un atelier de restitution de l’étude sur le diagnostic et l’élaboration du plan stratégique quinquennal de développement intégré du cinéma et de l’audiovisuel au Sénégal. Il nous faudrait avoir dès à présent une vision prospective, parce que la culture, ça ne s’improvise pas. Pour avoir des industries cinématographiques fortes, il faudrait que nous planifiions toutes nos actions. Il est important de mettre en place les outils de planification. L’autre aspect, c’est aujourd’hui dans une directive de l’UMOA qui voudrait que le cinéma soit un secteur doté d’une autonomie administrative et financière, a fait savoir, Hugues Diaz, directeur de la cinématographie, devant le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, venu présider la cérémonie.

Le directeur de la cinématographie, a parlé de l’implication de l’Etat du Sénégal dans la rénovation des salles de cinéma. « Nous avons choisi comme critère des salles qui n’avaient pas arrêté leur activité cinématographique. Le but est de donner un coup de pouce et montrer que l’Etat est là qu’il va soutenir de façon ardue la production », explique-t-il. Mais, en amont, tempère Diaz, « il nous faut des structures de diffusion qui puissent montrer ces contenus dans des espaces indiqués que sont les salles ». Une manière, selon le directeur de la cinématographie, de répondre à ceux qui disent qu’il n’y a plus de salle de cinéma au Sénégal. « Il y a n’en qui étaient là, qui fonctionnaient mais qui connaissaient d’énormes difficultés », rappelle Hugues Diaz. Il annonce dans la foulée qu’une sécurisation, une modernisation de ces salles est en vue. Il énumère des salles rénovées et équipées, implantées dans des quartiers populaires. 

. Aujourd’hui, affirme le directeur, « nous voulons créer toute une économie autour de ce secteur ». Les difficultés sont de plusieurs ordres. Je pense que toutes les cinématographies qui veulent évoluer se dotent de structures appropriées pour conduire la politique cinématographique vers l’avant. Si l’on veut réaliser de belles performances et que la politique culturelle d’un Etat n’est pas bien définie pour être perçue et partagée par les acteurs concernés, il y a toujours un flou et on risque de tourner en rond. Aujourd’hui, il faut la définition et l’élaboration d’une véritable politique cinématographique.{jcomments on}

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