«Les épouses des immigrés supportent de plus en plus les chargent et obligations familiales»

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«L’immigration joue un rôle important dans la vie et le bien être des individus. En 2000, ils étaient prés de 68% à migrer à la recherche d’un meilleur ou d’un nouvel emploi, notamment pour des travailleurs qualifiés qui représentent 24,1% du stock d’émigrés à l’étranger », a fait savoir, Mariama Diouf Mbaye, la présidente L’union des femmes des émigrés du Sénégal, en conférence de presse, ce vendredi 18 decembre 2015, dans la commune des HLM, coïncidant à la Journée internationale des migrants.

Au-delà de l’aspect commémoratif, la question de la migration reste encore incontestablement un enjeu de développement mal appréhendé par nos gouvernants. La vision répressive et «courtermiste» qui a longtemps prévalu dans la prise en charge de ces questions cohabite depuis peu avec des éléments disparates d’une politique migratoire encore à l’état balbutiant.  Au Sénégal, le cadre juridique, les programmes mis en place par le gouvernement, peinent encore à donner une réponse adaptée à ce phénomène et enjeu de société liés à la fois à la mondialisation récente tout en étant vieux comme le monde.

De l’avis de la présidente de l’UFES le concept de migration ne peut être réduit à de simples transferts de fonds. « Les migrations provoquent une redistribution du travail quotidien associé aux activités productives et reproductives. « Les épouses considérées comme principales bénéficiaires de la migration supportent de plus en plus les chargent et obligations familiales, face à cette crise dont souffrent les migrants. Par conséquent, ceci entraine une diminution, retard ou non envoie tout simplement du mandat

 La charge des hommes et femmes ne fait qu’augmenter reposant sur ceux qui sont restés », estime-t-elle. D’après Mme Mbaye, dans les pays ou un grand nombre de personnes émigrent, les contextes sont entrain de changés. Au Sénégal, comme partout en Afrique, la migration internationale est vécue comme une alternative à la pauvreté et est liée à une quête du mieux-être individuel, collectif et social. En sus de cela, force est de constater que chez les jeunes et moins jeunes, l’Occident, l’Europe en particulier, malgré la récession économique qui la tenaille, reste encore attractif.

Chez nous au Sénégal, cette envie de Barça est entretenue et renforcée, entre autres, par l’existence d’une diaspora forte de 3 millions d’âmes capables de transférer 700 milliards de fcfa annuellement (Bceao), montant qui du reste dépasse largement l’aide publique au développement. Vu l’ampleur de ces sommes et les enjeux multiples de la migration, il est paradoxal de constater qu’un pays comme le nôtre ne dispose pas de politique migratoire digne de ce nom.{jcomments on}

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