«Le volontariat n’a pas de frontière, c’est le cœur qui donne» (Thiam)

«Le volontariat n’a pas de frontière, c’est le cœur qui donne. Le volontariat c’est donner sans rien attendre en retour». Donc, «se soucier de son confort est un frein au volontariat. On doit transcender les contraintes. Quand on fait du volontariat, le souci du confort doit être secondaire, pour aider celui qui est dans le besoin», a souligné, Papa Birama Thiam, le directeur de la DAT, par ailleurs Coordonnateur du Comité national de coordination et de promotion du volontariat (CNCPV), ce samedi, dans la commune de Dakar-Plateau.

Il s’exprimait, au cours de la commémoration de la Journée internationale des volontaires, avec comme  thème « Le monde bouge. Et toi ? Deviens volontaire ». Interpellé sur le fait que les volontaires internationaux sont plus présents en zone rurale que les nationaux, le Coordonnateur du CNCPV a martelé que «les volontaires nationaux ont peur de ruralité, de boire l’eau des puits dans les villages, d’emprunter des pistes, de vivre dans le noir (obscurité, sans électricité). Dans ce domaine, des volontaires internationaux nous donnent beaucoup de leçons, nous devons l’admettre. C’est comme dans l’administration, vous envoyez un fonctionnaire dans la campagne, il se bat pour revenir en ville, à Dakar le plus vite».

Revenant sur la place importante que les volontaires occupent dans le développement local, il a expliqué que le volontariat est un instrument de solidarité internationale dans notre pays, avec plus d’un millier de volontaires internationaux qui y travaillent, sans compter les volontaires nationaux. D’ailleurs, pour la plupart, les volontaires ont été les précurseurs de notre coopération bilatérale, a-t-il ajouté, répondant à une question d’un confrère sur les conséquences de la crise économique sur le volontariat.

Mieux, a-t-il relevé, il a fallu que des volontaires s’installent dans notre pays pour qu’il signe des coopérations avec certains Etats ou voit installer des agences de coopération de ces pays. C’est le cas par exemple de l’USAID présent au Sénégal des années après l’implantation des volontaires du Corps de la paix, la Coopération française après France volontaires (en 1972), la JICA qui a suivi les Volontaires japonais, la KOIKA après les Volontaires coréens, etc.

Il a rappelé le contexte dans lequel la célébration de la Jiv a été adoptée le 5 décembre de chaque année par l’Assemblée générale des Nations-unies lors de sa séance du 17 décembre 1985. Le Sénégal, à l’instar des autres pays, célèbre chaque année la Jiv pour magnifier le rôle joué par ces milliers d’hommes et de femmes, jeunes ou vieux, qui se sont mis volontairement au service des populations. Mais, selon M. Thiam, la Jiv a eu des répercussions qui vont au-delà d’une simple journée par an. C’est pourquoi depuis 2005, explique-t-il, le Sénégal célèbre la semaine nationale des volontaires pour mieux marquer l’engagement des volontaires et mettre davantage l’accent sur les réalisations des différents corps de volontaires.{jcomments on}

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