Le collégien de Rennes est décédé, le ministre de l’Education sur place

Le collégien gravement blessé vendredi lors d’une bagarre avec un autre élève est décédé samedi matin, sa mort provoquant la consternation dans son collège à Rennes où le ministre de l’Education Vincent Peillon s’est rendu, au lendemain d’une erreur de communication du gouvernement.

Après des informations contradictoires ou imprécises ces dernières 24 heures, émanant de sources pourtant considérées comme fiables – le gouvernement avait réagi vendredi soir au décès de l’adolescent alors toujours en vie -, la mort du collégien de 13 ans, élève de 5e, a été annoncée samedi en fin de matinée par le procureur de la République de Rennes.

Le jeune garçon, « transporté à l’hôpital dans un état critique, est décédé des suites de ses blessures », a fait savoir dans un communiqué Thierry Pocquet du Haut-Jussé.

Dans la matinée, une source préfectorale avait indiqué que la victime était « en état de mort clinique » et que les examens révélaient « un encéphalogramme plat ». La situation s’était dégradée par rapport à la veille où l’enfant était dans le coma, avait-on précisé. Ajoutant à la confusion, le CHU se refusait samedi matin à tout commentaire.

Pourtant, tard vendredi soir, le CHU avait démenti l’annonce, quelques heures plus tôt, par les cabinets du Premier ministre et du ministre de l’Education nationale, du décès de l’enfant, assurant alors qu’il était toujours en vie mais que le pronostic vital restait engagé.

Peu après minuit, le Premier ministre avait finalement exprimé dans un communiqué « ses regrets les plus vifs », ainsi que ceux du ministre de l’Education pour avoir « annoncé à tort » le décès du collégien, évoquant des « informations erronées ».

Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, s’est rendu samedi midi dans ce collège tranquille du quartier de Cleunay où le drame a semé la consternation, laissant une équipe éducative et des élèves désemparés et traumatisés.

A sa sortie, après une rencontre d’environ une heure avec les enseignants, M. Peillon a indiqué qu’il était venu exprimer « à la communauté éducative », « à l’ensemble des parents d’élèves », la « solidarité », « l’amitié » et « l’affliction » du gouvernement et du président de la République.

« J’ai appelé la famille » de la victime « pour leur dire notre présence », a-t-il également précisé.

L’altercation s’est produite pendant la récréation vendredi matin entre deux élèves qu’aucun incident n’avait opposés précédemment.

L’autre protagoniste, un élève de 3e âgé de 16 ans, « appréhendé immédiatement après les faits », a été placé en garde à vue, a rappelé le procureur.

« L’enquête de flagrance a été confiée à la brigade des mineurs de la sûreté départementale afin que puissent prioritairement être recueillis tous témoignages sur l’origine de ce différend et le déroulement de cette altercation. A l’issue de cette enquête, une information judiciaire sera ouverte », a complété le procureur.

Pour le moment, la cause de l’affrontement reste inexpliquée et la c

chronologie des faits n’est pas clairement établie. Le drame s’est déroulé dans un collège de taille moyenne (374 élèves), sans problème particulier, et les deux adolescents n’avaient jamais été à l’origine de faits de violence au collège, selon l’équipe éducative.

Samedi matin, des enseignants ainsi que des parents et des enfants, arrivés au compte-gouttes, se trouvaient à l’intérieur du collège, éloignés des journalistes et des caméras bloqués à l’extérieur.

En fin de matinée, les témoignages d’amitié envers la jeune victime et ses parents ont commencé à affluer: bouquets de fleurs, un petit nounours bleu et un mot sur une feuille bleue avec un petit coeur rose: « On pense à toi, fort. A Killian, de la part de tes camarades de classe (…). On pense fort à toi et à ta famille, tes proches ».{jcomments on}

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