Le CEM de Balanlir de Bignona dans un piteux état :

Les élèves étudient sous le soleil, l’ombre d’un oranger sert de bureau au principal

ZIGUINCHOR – Y a-t-il véritablement un Collège d’enseignement moyen (Cem) dans le département de Bignona ? Voilà une question que se poserait, sans nul doute toute autorité de l’enseignement secondaire qui a eu la malchance d’être affectée dans cette localité. Et pour preuve, le Cem de Balanlir de Bignona est un établissement qui, à dire vrai, n’existe que de nom. Construit en 2010 par les élèves et populations du village pour accompagner la politique de l’Etat, le Cem compte six classes, tous des abris provisoires. Dans ce collège de Baranlir situé dans la Communauté rurale de Djignacky, dans la zone des Palmiers (Bignona), les élèves démarrent, chaque fois, tard les cours pour ensuite fermer très tôt les classes.

Mamadou Alpha Diallo, principal dudit établissement scolaire souligne : «Nous sommes confrontés à beaucoup de difficultés. Sur le plan financier, nous fonctionnons à partir des inscriptions.

 Pour la couverture des classes, nous ne comptons peut-être sur l’apport des populations villageoises ayant apporté leurs forces physiques. Il y a des gens qui peuvent nous aider à terminer ces classes construites en banco. Parce que là, les élèves étudient dans des conditions difficiles».

Pis, le chef de l’établissement, qui ne dispose pas de bureau, dit compter sur l’ombre d’un oranger pour exercer sa fonction de principal. «Le bureau du Cem, il se résume pratiquement à la chambre du principal et à son salon.

Sinon les documents sont logés dans un carton. Mon bureau en tant que principal se trouve sous un oranger. Qu’il vente, qu’il neige ou qu’il pleuve, c’est toujours là-bas le bureau du principal. Il a aussi à sécuriser d’autant plus qu’il y a des documents qui sont là et qui doivent être tenus de manière secrète», regrette M. Diallo qui informe que «des démarches ont été menées au niveau de l’Inspection d’académique de Ziguinchor et au niveau de l’Iden de Bignona et des demandes déposées par-ci et par-là, sans succès».

«Nous souhaiterions vivement être assistés pour qu’on puisse terminer nos classes-là. Nous avons besoin de ciment et de tôles pour couvrir nos salles de classes. Parce que nous avons démarré en novembre et on risque de fermer au mois de mai. C’est l’effort de toute une année qui risque de s’effriter parce que nous avons construit des salles de classes avec les villageois, leurs forces physiques et leurs savoir-faire. Nous attendons vivement tout soutien qui peut nous aider à terminer nos salles de classes», a lancé le principal du collège.{jcomments on}

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