La grève des mareyeurs réussit…Le poisson se fait rare…

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La grève décrétée par les mareyeurs se fait sentir dans les assiettes des sénégalais. Cette grève a été largement suivie hier par les mareyeurs et les pêcheurs, membres de l’Union nationale des mareyeurs du Sénégal.
Les 48 heures de grève décrétées par l’Union nationale des mareyeurs du Sénégal (UNAMS) ont été largement suivies à Kaolack. En effet, le marché au poisson a fermé ses portes. Atou Ndiaye, le président régional des mareyeurs de Kaolack, qui s’est réjoui du succès de ce mouvement d’humeur n’a pas manqué de le justifier. « Nous avons décidé de fermer nos portes pour soutenir nos camarades au niveau national. Nous dénonçons le martyr que vivent tous les mareyeurs du Sénégal. Le pesage au pont bascule avec des files de 40 véhicules, nous fait du tort. Parce qu’on a un produit périssable. En plus, la tonne de charge est payée à 20 000 francs CFA l’unité. C’est excessif », peste-il.
A tout cela s’ajoute le renouvellement annuel de nos cartes professionnelles taxé à 30 000 francs CFA. C’est incompréhensible », ajoute-t-il. Il faut dire que le directeur du marché au poisson de Kaolack, Cheikh Ndao, a tenté de saborder la grève en vain. En effet, il voulait coûte que coûte que la vente se poursuive. Ce à quoi il s’est vu opposer un niet catégorique de la part des mareyeurs. « Il a voulu nous forcer à vendre nos poissons en ouvrant la chambre froide du marché, alors que nous sommes en grève. Nous avons refusé. En ce qui le concerne, nous réglerons ultérieurement son cas avec le maire Mariama Sarr. Car, ce directeur est un incompétent », a lâché Saër Nguirane, responsable des mareyeurs du marché Guedji.

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