61emeSESSION DU CONSEIL DE L’AISM ET AELIER DE REFLEXIONS ET D’ECHANGES DE L’OMAOC

La sécurité et la sureté des installations maritimes et portuaires, un socle sur lequel doit reposer la conception et la réalisation de tout projet stratégique destiné à recevoir le trafic de navires et de marchandises. Dakar la capitale sénégalaise abrite depuis hier et ce jusqu’au 11 décembre prochain, la 61eme réunion du conseil de l’Association Internationale de Signalisation Maritime(AISM) et l’atelier de réflexions et d’échanges de l‘Organisation Maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre(OMAOC) pour la mise sur pied d’un fonds Maritime dédié au financement des activités de l’ OMAOC, notamment en matière de gestion de la sécurité et de la sureté.

« Dakar est une semaine durant , la capitale mondiale de la signalisation maritime » pour reprendre les propos du Directeur des phares et balises du Port Autonome de Dakar, le Commandant Amadou Ndiaye pour qui « c’est une initiative à plus d’un titre, l’Afrique du Sud et le Sénégal étant les seuls pays africains membres du Conseil de cette prestigieuse Association, cette rencontre se tient pour la première fois sur nos terres et l’histoire retiendra que nos frères africains de la sous-région se sont mobilisés pour jouer leur partition dans la mouvance de la sécurisation de notre façade maritime, en partageant la joie inestimable que nous procure cet honneur »

Cette manifestation est une opportunité à saisir pour l’Afrique toute entière, car elle donnera à nos pays de l’OMAOC un rayonnement certain au niveau international et une crédibilité quant à leur volonté de mutualiser leurs moyens, d’harmoniser leurs méthodes, d’échanger leurs expériences et leurs expertises et rassurer leurs partenaires que sont les armateurs, propriétaires des navires vecteurs des trafics de marchandises qui recherchent de plus en plus la sécurité et la sureté pour leurs investissements.

« Dans le but d’assurer la gestion des compétences et le renforcement des capacités, un cadre de coopération sera mis en place entre l’OMAOC et l’AISM par le biais d’une convention de partenariat qui va encourager la mutualisation des moyens dans la région, pour sécuriser la fluidité du trafic maritime et fluvial et la définition d’un cadre global de coopération sur ce registre contre les maux qui gangrènent la région à savoir le piratage, le vandalisme, le terrorisme, la pollution, les navires en situation irrégulière etc.… » dira t-il.

L’AISM, composée de prés de 70 pays membres et d’une centaine d’industriels et de membres associés est une organisation non gouvernementale qui a pour mission de faire des recommandations et des guides pour l’utilisation et la gestion des aides à la navigation que sont les bouées, les phares et tous les appareils électroniques utilisés pour la sécurité en mer.

Quant à l’OMAOC, elle est une organisation régionale qui traite les opportunités, problèmes et questions de politique liés au transport maritime et de transit dans les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, de la Mauritanie à l’Angola.

Pour le Ministre de la Pêche M. Oumar Gueye, « cette rencontre est venue à son heure, aujourd’hui nos Etats respectifs pourront disposer d’outils performants pour la gestion des aides à la navigation, que sont les phares, les bouées et services de trafic maritimes en conformité avec les conventions internationales en vigueur ».

La Candidature du Sénégal sur proposition du Directeur General du Port, le Dr. Cheikh Kanté a été officialisée par le Ministre de la Pêche M. Oumar Gueye qui en son temps avait saisi le Président de l’AISM. Ainsi, la rencontre de Dakar sera une occasion pour les différentes délégations de discuter des problématiques de la sécurité de la navigation maritime sur toute la façade ouest-africaine notamment la gestion des aides à la navigation c’est à dire les phares, bouées, feux, service de trafic maritime lesquelles doivent être adaptées aujourd’hui à la navigation électronique, la mise en place d’un modèle de gestion des aides à la navigation en Afrique de l’Ouest et du Centre à l’image du modèle sénégalais, la gestion des compétences et le renforcement des capacités »capacity building » mise en place d’un cadre de concertation en passant par la mutualisation des moyens pour sécuriser la fluidité du trafic maritime et l’évaluation des besoins en équipements fixes et mobiles de sécurité concernant la pêche maritime, et la prise en charge des problématiques de sécurité de la navigation dans sons ports et sur notre littoral.

L’on retiendra que les réunions se poursuivront jusqu’au vendredi ponctuées par des visites techniques le jeudi prochain au phare des mamelles, aux phares et balises et Gorée.{jcomments on}

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