Israél-Palestine:ATTEINTES ISRAÉLIENNES AUX LIBERTÉS RELIGIEUSES EN PALESTINE

A l’heure où les atteintes israéliennes aux libertés religieuses du peuple palestinien se multiplient, l’Ambassade de l’Etat de Palestine au Sénégal souhaite rappeler l’importance de ces libertés qui désignent les droits fondamentaux des personnes de pratiquer une religion donnée, et cela en              référence aux textes de droit universels, qui entourent la liberté de conscience et le droit de culte. Pour l’Ambassade, assurer ces libertés, c’est aussi évaluer le respect de ces droits en alertant les  femmes et les hommes épris de paix et de tolérance, sur les innombrables atteintes israéliennes à la pratique religieuse en terre sainte.   

C’est pour cela que l’Ambassade de l’Etat de Palestine dénonce l’intolérable injustice, les brimades et persécutions quotidiennes commises par l’occupation militaire israélienne et endurées par les palestiniens, qu’ils soient chrétiens ou musulmans. En effet, la pratique religieuse des palestiniens pâtit continuellement des restrictions à la liberté de circulation, imposée par le mur d’annexion et les centaines de barrages militaires. C’est notamment par ces actes que se déploie de façon pernicieuse l’injuste violence d’Israël à l’égard des musulmans et chrétiens de Palestine.

La ville sainte de Jérusalem-Est est particulièrement menacée par les actes unilatéraux israéliens qui visent à modifier sa composition et son équilibre démographique, culturel et social. Chrétiens et musulmans de Jérusalem-Est (Al Qods) subissent les mêmes affres et ne peuvent ni construire de nouvelles maisons, ni restaurer leurs anciennes demeures, ni se rendre librement sur les lieux de culte. Ils sont assujettis à des lois arbitraires et à des taxes abusives qui les poussent hors de la ville sainte les contraignant à renoncer à leurs biens et à leurs droits sur cette terre. A cela s’ajoute les nombreuses agressions commises par l’armée israélienne et les groupuscules de colons, sur les lieux saints musulmans et chrétiens de Jérusalem-Est tels que l’Esplanade des mosquées, la Mosquée Al Aqsa, le Dôme du Rocher, et la Nativité…etc.  

L’Ambassade rappelle, en outre, la volonté manifestée par Israël d’inscrire deux lieux saints musulmans, Al-Haram Al-Ibrahimi (Hébron) et la Mosquée Bilal Bin Rabah (Bethléem), au patrimoine national d’Israël. Cette décision inacceptable qui nuit à la coexistence des communautés et à la paix, a suscité de nombreuses protestations internationales. Le Sénégal aux côtés de nombreux pays s’est opposé à cela, lors d’une résolution votée à l’Unesco qui confirme le caractère musulman de ces sites religieux. Par ailleurs, l’Unesco, organe par excellence du dialogue des religions et des cultures, exprime régulièrement sa préoccupation devant les pratiques illégales d’Israël en cours à Jérusalem-Est, et qui nuisent dangereusement au caractère distinctif de la ville, tant religieux et culturel qu’historique et démographique.

Par ailleurs, L’Ambassade de l’Etat de Palestine dénonce l’appel anti-cohabitation lancé, la semaine passée, par des rabbins extrémistes : un véritable appel à la haine qui s’oppose aux principes de la démocratie et de la tolérance. Il s’agit d’un document signé par de nombreux religieux très influents qui appelle les juifs à ne pas louer ou vendre des appartements à des non-juifs. Ils avancent que « la Torah interdit de vendre à un étranger une maison ou un champ de la Terre d’Israël ». Ils estiment que « Quiconque vend ou loue un appartement (à des non-juifs) dans un quartier où vivent des juifs cause un grand tort à ses voisins, vu que le mode de vie (des non-juifs) est différent de celui des juifs ». Ces rabbins justifient leur action par un argumentaire xénophobe basé sur la crainte de mariages mixtes et celle du blasphème.   

Au moment où vient de se tenir la première Conférence Internationale islamo-chrétienne de Bethléem (Cisjordanie), en présence de nombreux représentants des trois religions monothéistes, L’Ambassade de l’Etat de Palestine condamne avec la plus grande fermeté les atteintes israéliennes aux libertés religieuses et réaffirme la force des aspirations du peuple palestinien pour la paix et la liberté. Cette conférence est un symbole fort du souci permanent du peuple palestinien et de sa direction de renforcer l’égalité et le dialogue interreligieux entre chrétiens et musulmans, ciment de l’unité du peuple palestinien à l’instar du peuple sénégalais. La Palestine a été et restera une terre pluraliste, la terre des civilisations humaines et le berceau des religions malgré toutes les oppressions vécues et l’injustice de l’occupation israélienne. Cette terre sainte restera celle qui a vu à la fois prospérer le judaïsme, naître Jésus Christ et la montée vers le ciel du Prophète Mohamad, la paix soit sur lui.

L’Ambassade de l’Etat de Palestine au Sénégal lance un appel au Sénégal, qui préside l’Organisation de la Conférence islamique et le Comité des Nations Unies pour les Droits Inaliénable du peuple palestinien, ainsi qu’aux gouvernements des pays frères d’Afrique et à l’ensemble de la Communauté Internationale, à poursuivre efficacement leurs efforts, en soutien du peuple palestinien et de sa direction, pour mettre fin aux atteintes aux libertés fondamentales et à l’occupation des Territoires Palestiniens Occupés. Seul l’établissement d’un État Palestinien viable et indépendant, avec Jérusalem-Est comme capitale, permettra une paix durable et la coexistence pacifique.{jcomments on} 

  

 

 

 

 

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