Envoi de Sénégalais en Syrie pour combattre l’Armée syrienne Omar Diaby,le présumé sergent recruteur

Omar Diaby ? Il serait au cœur de l’opération de recrutement de jeunes sénégalais envoyés en Syrie pour combattre l’Armée de Assad. Expulsé de la France pour son comportement lié à des activités terroristes, il continuerait à entretenir des relations avec des jeunes qui sont restés à Nice où il a vécu comme vecteur du Jihadisme. La longue et meurtrière guerre en Syrie résonne dans la communauté sénégalaise de Nice. L’envoi d’une dizaine de ressortissants sénégalais à Alep pour combattre le régime de Bachar Al-Assad a fini de provoquer la panique dans la famille Seck. Au cœur de cette opération de recrutement de jeunes combattants jihadistes, un nom revient avec insistance : Oumar Diaby.  Sénégalais de 39 ans, il est évidement connu des services de police français. En 2012, il faisait partie d’un groupuscule de jihadistes arrêté par la sécurité française. 

Ce braqueur devenu prédicateur d’un islam radical était à la tête d’une trentaine de jeunes Azuréens recrutés pour rejoindre l’Afgha­nistan. Un contrôle d’identité le jour du départ a mis fin au projet.

D’après Nice-matin qui avait divulgué l’information à l’époque, Omar Diaby devait être leur guide. Ce jour-là, cet habitant des quartiers Est de Nice avait donné rendez-vous à une trentaine de «frères fidèles à Allah» pour l’ultime Choura (réunion) avant le grand départ. Le grand voyage. Dans la cité Bon-Voyage, où Omar, l’ancien braqueur, s’était reconverti en prêcheur, il était sous surveillance depuis un an.  Chassé des mosquées par la communauté et les imams, Omar Diaby réécrivait son histoire de l’humanité à travers le terrain de foot de la cité Bon-Voyage, dans des squats du centre-ville ou sur le Net en postant des vidéos qui appellent à l’hijra et légitiment voire magnifient le jihad.

Cela avait attiré l’attention des services de renseignement français. Membre actif, comme une demi-douzaine d’autres Azuréens de Forsane Alizza, l’organisation islamiste dissoute par Claude Guéant le 2 mars 2012, Omar et quatre autres Azuréens étaient sous surveillance depuis plus d’un an. A la suite de cette opération, les fonds et avoirs de Omar Diaby ont été gelés. D’après une source officielle citée par le quotidien français, des «liens» auraient ainsi été mis en évidence entre Omar le Niçois et Mohamed Merah, le tueur toulousain.
Il ferait partie, d’après le quotidien Nice-matin, de l’association Forsane Alizza (Cavaliers de la fierté) qui a été dissoute en 2012 par arrêté ministériel. Le nom de Omar Diaby, alias «Omsen », avait d’ail­leurs été publié au Journal officiel français le 7 mars 2012 à la suite de la dissolution de Forsane Alizza dont il était présenté comme un des «membres actifs». Même si son avocate niçoise Me Houdé Kha­draoui avait déposé «un recours» contre l’arrêté ministériel.

Ce groupuscule qui, sous couvert de lutte contre l’islamophobie, se disait prêt à prendre les armes. Très actifs sur internet, les «Cava­liers de la fierté» n’hésitaient pas à poster sur leur site des vidéos pouvant être considérées comme un appel au Jihad, la «guerre sainte».
Propriétaire du site 19h.net (il est supprimé) où il nouait des contacts, il a été expulsé de la France en mars 2013 à cause de son «comportement lié aux activités terroristes». Après avoir échoué dans son opération de conduire une trentaine de fidèles en Afghanistan, Omar Diaby est rentré au Sénégal où il vit reclus quelque part dans la capitale. D’après la famille Seck, il serait le sergent recruteur des groupes jihadiste qui ont rejoint la Syrie pour combattre l’Armée de Bassar Al-Assad qui fait face à un soulèvement depuis plus de deux ans. Et on entend désormais les bruits de la contestation au Sénégal.{jcomments on}

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