En colère, le SAMES décide de marcher vers le palais 18 mars prochain

Généralistes, radiologues, cardiologues, chirurgiens, rhumatologues ou biologistes, entres autres spécialistes, menacent de paralyser le système de santé du pays, ils sont rouge de colère a l’origine, les camarades du secrétaire général du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames), le Dr cardiologue Mbaye Paye, en conférence de presse ce samedi après midi, dans la commune d’arrondissement de Fann-Mermoz, dénoncent avec la dernier énergie, les maux dont souffre le système de santé et les négociations entamées depuis 2008 avec le gouvernement et qui ont valu pas moins de  40 rencontres sans voir pour autant le bout du tunnel.

L’insuffisance notoire des médecins généralistes tout comme les déficits criants de spécialistes font également partie des objets de leurs récriminations dans un pays qui compte quelque 600 médecins en chômage. Pire, ils regrettent que 77 médecins seulement soient compris sur les 500 agents de santé recrutés récemment par la fonction publique. Après 40 ans d’indépendance, M.Paye et ses collaborateurs déplorent que des régions se retrouvent sans ou avec un seul spécialiste et de rejeter l’argument selon lequel, ce sont les hommes de l’art qui ne veulent pas être affectés dans les régions.

Très remontés contre les autorités publiques, les blouses blanches menacent d’aller en grève générale les 20 et 21 février prochains, si le gouvernement n’ouvre pas les négociations pour prendre en charge leurs revendications. Les blouses blanches n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin là car pour corser leurs réactions, ils entendent poursuivre la grève tous les lundis et mardis à partir du 24 février et envisagent de marcher le 18 mars vers le palais de l’avenue de Roume, pour rencontre le président de la république, Macky Sall, pour l’exposer leur colère. Les prochains jours risquent d’être très difficiles pour les malades.

En outre, le SAMES, dénonce l’inexistence totale d’une indemnité de logement pour le médecin, se pose la question de l’octroi de parcelles à usage d’habitat au corps médical.». Pour Serge Kua­djovi président de la coopérative d’habitat des médecins, cette question est essentielle et mérite une mobilisation sérieuse. «Elle doit être réglée sinon le Sames ne cessera jamais de lutter. C’est une injustice extraordinaire qui a été commise sur cette question. Parce qu’au détour des négociations de 2008 un protocole d’accord a été signé entre le gouvernement et les intersyndicales, et celle de la santé devait se constituer en coopérative d’habitat elle a été créé depuis 2008, plusieurs rencontres ont eu lieu entre nous et les différents départements concernés.{jcomments on}

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