DIOURBEL – Lenteurs dans le traitement de l’affaire du scandale foncier :

Les conseillers municipaux écrivent au chef  de l’Etat

Les conseillers municipaux contempteurs de l’édile de la capitale du Baol ont choisi de nationaliser le différend qui les oppose au maire Jacques Baudin, après avoir constaté avec amertume que les choses stagnent alors que l’enquête administrative a été bouclée et remise au ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales. Ils redoutent même que le budget ne soit pas voté parce qu’à ce jour, aucune réunion pour la tenue d’une session d’orientations budgétaires n’a été convoquée.

Le traitement réservé à l’affaire du scandale foncier de Diourbel n’est pas du goût des plaignants. Pour eux, l’affaire traîne en longueur. Mieux, ils pensent qu’avec le régime actuel «c’est la justice des vainqueurs». Raison pour laquelle, ils ont choisi de s’adresser directement au président de la République. Ils vont à partir d’aujourd’hui à travers une lettre ouverte qui sera distribuée aux Diourbellois interpeller «le chef de l’Etat pour que cette affaire soit élucidée au plus vite». D’ailleurs, soufflent des sources dignes de foi, «les organisations de droits humains comme la Raddho et le Forum civil ont été saisies à travers des correspondances. Parce que c’est une mal gouvernance et une violation des droits économiques des populations qui ont été notées.»

Il s’y ajoute que le débat sera porté à l’Assemblée nationale à travers une question orale qu’un député membre de la majorité «va adresser au ministre Oumar Youm, qui traîne les pieds et ne dit rien alors qu’il a reçu le rapport administratif de la gendarmerie qui accable le maire et les chefs de service impliqués dans ce scandale foncier. Ce député, qui a reçu un rapport circonstancié en la matière, a saisi le secrétariat politique de son parti et va discuter de cette affaire en commission technique au niveau de l’Hémicycle».

C’est cette stratégie de nationaliser le combat que les conseillers municipaux opposés à Jacques Baudin ont adopté. Ils prévoient dans leur stratégie de rencontrer tous les groupes parlementaires. Ils disent aussi prendre au mot les tenants du régime actuel «qui clamaient partout que c’est la rupture alors que leurs faits et gestes de tous les jours sont aux antipodes de ce qu’ils font».

Pour rappel, une majorité de conseillers municipaux (43 sur 70) avait saisi la justice aux fins de se prononcer sur une affaire de spéculation foncière et de pratiques nébuleuses dont le maire Jacques Baudin était accusé. Ce dernier, ainsi que des chefs de service et d’autres personnes citées dans la plainte, avait été entendu par les pandores de la brigade de gendarmerie de Diourbel depuis plus d’un mois. Mais depuis lors, c’est le statu quo, rien ne bouge.

Pour ce qui est du fonctionnement de la municipalité, ces conseillers détracteurs du maire pensent que «le budget pourrait ne pas être voté, car à ce jour, une réunion de session d’orientations budgétaires n’a pas été convoquée. Ils peuvent traîner les pieds jusqu’au 31 mars et le préfet va élaborer le budget et le faire exécuter par le maire. Nous redoutons cela et interpellons le ministre (de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales) et le président de la République».{jcomments on}

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