CSDH invite le Sénégal au respect de la tradition de Téranga

Le président du Comité sénégalais des droits de l’Homme (Csdh), Alioune Tine, a estimé, ce lundi, dans la commune de Kgor-Almadies, lors de la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier de validation du document de plaidoyer sur les projets de réforme du code pénal et du code de procédure pénale du Sénégal, qui s’est ouverte ce 5 janvier, au bureau Afrique du Haut commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme, qu’extrader l’opposant gambien Cheikh Sidya Bayo en France, n’est pas une faiblesse du système juridique sénégalais. De l’avis de M. Tine, «on ne peut pas extrader quelqu’un dans un endroit où il peut être torturé ou risque la peine de mort ». Sous ce rapport, il estime que le Sénégal n’a pas dérogé à ses obligations fondamentalement concernant ce cas spécifique de l’opposant politique gambien.

Dans la même veine, Alioune Tine demande aux voix les plus autorisées à intervenir pour contraindre le régime gambien à ne pas exécuter les présumés auteurs du coup d’Etat manqué, mardi dernier. Nous interpellons le président de la Commission de l’Union Africaine et celui de la CEDEAO à intervenir vite pour inviter Yahya Jammeh à procéder à des exécutions. Il prône également un procès équitable pour des personnes arrêtées dans cette affaire de coup d’Etat.

Alioune Tine a, en outre, invité le Sénégal au respect de la tradition de Téranga. Le Sénégal est connu pour sa Téranga, sa démocratie et son respecte des droits humains pour avoir abrité des opposants d’autres pays, des journalistes,… Cela depuis le régime de Senghor, il faut donc que cette tradition soit respectée, a-t-il rappelé.{jcomments on}

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