Commune d’arrondissement Mermoz-Sacré cœur :Barthèlemy Dias confirme: J’ai tiré sur trois personnes

« Bienvenue au Far West ! », avait déclaré le maire de Mermoz-Sacré-Cœur Barthelémy Dias lors de l’attaque le 22 décembre 2011 de la collectivité locale qu’il dirige. Le maire de Mermoz vient de confirmer l’information sur une chaine télévisée de la place. Mr Dias reconnait avoir ouvert le feu. «J’ai tiré deux coups en l’air, c’est ce que dit la loi, le reste, j’ai ouvert le feu sur les gens. Je reconnais avoir touché trois personnes, j’espère qu’elles ne sont que blessés, si elles sont mortes je présente mes condoléances anticipés à leur famille». Dias fils qui dit ne pas accepter certaines pratiques, déclare la guerre à Me Wade. «Comme Abdoulaye Wade a dit Œil pour Œil dans pour dent, je lui souhaite la  bienvenue au Far West».

Avant que la DIC ne vienne me chercher, je confirme que j’ai effectivement tiré sur trois personnes. C’était de la légitime défense. Après plusieurs sommations on a échangé des coups de feu et des jets de pierres.

. La suite des évènements, on la connaît. Car après avoir défié le président de la République d’alors, Abdoulaye Wade, et son ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, le fils de Jean-Paul Dias avait clairement indiqué qu’il ne comptait pas laisser faire ceux qu’il accuse de « tentative d’assassinat » contre sa personne. Mais jusqu’ici, la justice sénégalaise n’a pas donné de suite au meurtre de Ndiaga Diouf, dont l’auteur court toujours.

Soupçonné d’avoir ôté la vie de leur fils, les proches et parents de Ndiaga Diouf continuent à réclamer justice, en d’autres termes, le procès de Barthelémy Dias, et son emprisonnement éventuel. D’où d’ailleurs, leur incompréhension après la liberté provisoire octroyée à l’élu de Mermoz-Sacré-Cœur arrêté au lendemain du meurtre, mais devenu député le 1er juillet dernier, bénéficiant ainsi d’une immunité parlementaire. Ce samedi dans les colonnes du Populaire, un an après les faits, Barthelémy Dias dit souhaiter que toute la lumière soit

faite sur cette affaire. « La vérité doit éclater, pour ma crédibilité, pour mon honneur et pour mon avenir politique », a martelé le maire socialiste, qui réfute avoir tué Ndiaga Diouf. « Moi, je n’ai tué personne, je me suis défendu (…) j’ai défendu ma vie. Devant la mairie, on n’a vu personne tomber ». Toutefois, dit-il, « je regrette que les évènements se soient déroulés comme nous l’avons constaté ».{jcomments on}

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