Cheikh Sidiya DIOP Secrétaire général de la Ligue des Masses.

Le Président Macky Sall a failli dans sa mission principale qui est de prendre rapidement en charge les aspirations prioritaires des sénégalaises et de sénégalais.  Non seulement il entretient des mauvais rapports avec les institutions de la république, ses membranes et les corps de l’Etat, mais aussi il ne cesse de désobéir les vertus de notre république. Pis, depuis que le Président Macky Sall est à la tête du pays, notre Etat s’affaisse sérieusement dans ses règles, usages et traditions.

 

C’est connu qu’il parle trop et agit inefficacement par sa seule stratégie inopérante qui est le tâtonnement, la précipitation, l’improvisation et la diversion.  Il passe tout son temps à polémiquer inutilement, à se défausser sur l’ancien régime or les masses laborieuses dans leur majorité lui ont placé une grande espérance  afin d’abréger leurs souffrances. C’est visible qu’il ne sait pas ce qu’il fait, comment le faire, avec qui le faire, quand le faire, où le faire. 

Cette situation politique telle que vécue, est dangereuse pour la République, parce que, les vociférations inutiles du Chef de l’Etat  engagent un risque fort en péril des fondements de notre pays, des institutions républicaines et des corps de l’Etat. Idem, pour la sécurité publique, la sûreté de l’Etat, la défense nationale et l’intégrité territoriale. Autrement dit le Président Macky Sall est devenu un danger pour le Sénégal parce qu’il subit un délestage en amont et en aval. Il applique et conduit une mauvaise politique intérieure comme extérieure, il a un entourage médiocre et ne contrôle plus l’appareil de l’Etat qui a battu le record d’absences.

Je vais à travers cette contribution expliquer pourquoi à mon avis le Président Macky Sall constitue un danger fondamental pour le Sénégal.Primo, la politique étrangère du Président Macky Sall,  est maladroite parce qu’elle  commet des infractions volumineuses parmi lesquelles : la dévalorisation du prestigieux sésame diplomatique, l’implication malhabile du Président dans les crises casamançaise, malienne et Bissau guinéenne, la nomination de rastas qui ont présenté leurs lettres de créances à des Chefs d’Etats,  l’affairisme et le népotisme diplomatique.

Momentanément, il est triste et regrettable de constater que notre diplomatie a régressé en commettant cumulativement des impairs par des déclarations dérisoires, pis, nos représentations sont dirigées par des diplomates entre guillemets sans cursus ne maîtrisant aucun dossier, n’ayant aucunes connaissances du droit international et casés par leur simple proximité ou par leurs liens de parenté. Ces  gaffes à répétition ont un impact négatif qui fade notre prestigieux lustre diplomatique, le Président Macky Sall affaiblit lourdement notre diplomatie qui continue à perdre son prestige d’antan. Ipso facto il est tant d’obtempérer face aux exigences de la géostratégie en opérant à un réexamen total de notre diplomatie. Celle-ci doit cesser d’être menée par une poignée d’incompétents ignorant totalement les abscisses et ordonnées des relations internationales.   

Le grand défi de notre diplomatie doit consister à protéger nos constantes, nos valeurs suprêmes  pour la nécessité de mettre à niveau l’action diplomatique, d’autre part, servir les intérêts supérieurs du Sénégal et préserver les droits de la communauté sénégalaise établie à l’étranger. Surtout dans le contexte actuel de la mondialisation où l’activité diplomatique bouge constamment, rapidement et sans bruit. Une raison de plus pour que le Sénégal  recadre, rationnalise et redynamise sa carte diplomatique en mettant l’accent sur une diplomatie agissante, économique, efficace et de développement conformément à la globalisation.

Secundo le manque de crédibilité de la politique intérieure du Président Macky Sall qui faille dans des domaines tels que la bonne gouvernance, produit de la lutte contre la corruption, le respect des droits de l’homme par un fonctionnement d’une justice souveraine, équidistante et équitable, une véritable démocratie, un combat acharné contre la déliquescence des corps de l’Etat et des institutions républicaines, une obstruction contre la violence et l’insécurité publique, une stabilité politique et pacifique. Autrement dit, le  sacerdoce primordial d’un régime politique est de préserver l’ordre établi. De ce fait, pour éviter la déliquescence, il doit corroder autant de procédés démocratiques, républicains et pacifiques pour garantir l’unité, l’intégrité et stabilité, tout en prenant en compte les acquis politiques et syndicaux.

Or, notre Etat et devenu déliquescent parce que des concepts ou des  structures se sont substitués à l’Etat, agissent à sa place et dans un sens quasi exclusif de leurs propres intérêts. C’est le cas ouvert du Sénégal actuel sous la magistrature suprême du Président Macky Sall où un nombre d’actes inadmissibles illustrent clairement que l’Etat s’est strictement engagé dans ce processus de déliquescence, affectant qualitativement et quantitativement  tous les secteurs et segments importants.Tertio, l’entourage du Président Macky Sall est un pole médiocre qui ne peut rien apporter de sérieux au Chef de l’Etat. Ses conseillers techniques ou spéciaux et ses cent cinquante deux ministres conseillers, ses chargés de missions, pour la plus part, n’ont ni le cursus, ni la pratique et ni la connaissance. Pis, ils se comportent en amateurs mais pas en experts ou stratèges parce qu’ils n’ont ni la morale et ni l’expertise. Or, le cabinet du Président de la république est un  pivot d’excellence ultra stratégique, hyper sensible et qui devait échapper à cette zone d’incompétence et d’ignorance. D’ailleurs le Président Macky Sall  a un intérêt  impératif  de se ressaisir, de se rectifier sur la validité de toutes ces promotions conclues sur la précipitation, le népotisme et sur la base de déclarations inexactes, mensongères et frauduleuses.

Enfin, je trouve surprenantes les déclarations variées, ambivalentes et apocryphes du Président Sall qui montrent clairement qu’il ne contrôle plus l’appareil de l’Etat. En conséquence, les forces vives de la nation doivent se mobiliser pour exiger du président du Sénat, l’assumassions totales de ses prérogatives constitutionnelles pour sauver la République et la démocratie.

S’il est avéré exact que les lobbies extérieurs sont lourdement impliqués dans la gestion étatique de notre pays au plus haut niveau, cette situation serait extrêmement aventureuse pour le Sénégal qui se trouve momentanément dans une situation de blocage institutionnelle et constitutionnelle, parce que Monsieur Macky Sall aura délégué tous ses pouvoirs à des forces occultes qui exercent illégalement la fonction de Président de la république. Il serait loisible d’en déduire que le Sénégal compte désormais deux Présidents : un de juré, c’est-à-dire celui qui exerce la légalité constitutionnelle en l’occurrence Monsieur Macky Sall, et, aussi un autre Président factice ou de fait, c’est-à-dire les groupuscules intérieures comme extérieures qui usurpent tous les pouvoirs et qui exercent illégalement la fonction de Président de la République. Ce qui constitue naturellement un coup d’Etat en douceur avec la complicité du Président Macky Sall qui truque les institutions et la constitution pour que cette nouvelle forme de colonisation économique prospère et le dépose en catimini.

Pour conclure, le Président Macky Sall est devenu un danger pour le Sénégal, pour sa diplomatie et pour sa coopération économique internationale. Il s’approprie petit à petit par des méthodes staliniennes le pouvoir du peuple, qui, doit l’exproprier de gré ou de force de son droit. Pour, cela nous devons nous fédérer en une seule synergie pour persévérer dans le combat pour le retour à l’Etat de droit et à la gouvernance démocratique. {jcomments on}

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