Campagne de commercialisation arachidière au Fouladou : Des paysans bradent leurs récoltes

Des paysans impatients de toucher leur l’argent. Des opérateurs économiques multipliant la navette entre les banques et les villages pour la mise en place de leur point de collecte. A côté des opérateurs informels profitant de cette faille pour se faire de l’argent facile. Certains points de collectes sont déjà fonctionnels, à l’image de Sinthian Demba dans le département de médina Yéro foulah. Dans l’arrondissement de Dabo, 4 points fonctionnent déjà, mais l’argent arrive au compte-gouttes. Les opérateurs économiques impliqués refusent pour l’instant de communiquer. La mise en place est en cours. « Nous allons en parler après », nous explique un des responsables contacté. La concurrence des bana bana est bien présente.

En effet, des commerçants ont infiltré la filière en profitant de l’irrégularité des financements dans les points de vente officiels. Ils achètent à des prix inférieurs les arachides de producteurs impatients. Ils font ainsi de bonnes affaires et ils circulent de villages en villages sans aucune crainte. « Notre travail est légale. Nous achetons  et c’est clair »,  nous assène Moustapha.

Dans le département de vélingara aussi la situation est la même, explique Babacar Diouf. Malgré la fermeture officiel des louma de Diaobé  et de Manda, des producteurs de la zone de wassadou y bradent leurs récoltes :  « Je suis obligé de vendre mes arachides à Diaobé ou Manda Douane  à 150 f le kilo contre 200 francs le prix officiel fixé   parce que nous ne voyons pas de seccos, les opérateurs ne sont pas sur place », a révélé ce paysan rencontré au Louma de Diaobé. Il A cause de l’insécurité, les opérateurs stockeurs sont aux abonnés absents. Ces derniers (les opérateurs)  n’osent pas se déplacer avec leur argent  sous peine de tomber dans le piège des bandits qui écument la zone.

En effet, plus de 14 attaques armées et braquages ont été signalés durant l’année écoulée dans cette partie du Fouladou. Malgré la délocalisation du cantonnement militaire de Vélingara à Kounkané,  les populations ont toujours la peur au ventre. Elles demandent aussi aux autorités de renforcer la sécurité pour arrêter le bradage des récoltes.{jcomments on}

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