Bureau politique du part socialiste : Khalifa Sall passe l’oral

Les accusations de bradage d’une partie de la maison du Parti social, contre Ousmane Tanor Dieng ont occupé une bonne place de la réunion du bureau politique du PS mercredi dernier. C’était une occasion saisie par les partisans du secrétaire général du PS pour laver l’affront devant Khalifa Sall, considéré à tort ou à raison, comme le tireur des ficèles. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le maire de Dakar, Khalifa Sall cherche à s’affranchir de la tutelle d’Ousmane Tanor Dieng afin de voler de ses propres ailes et dérouler sa propre feuille de route en perspective des prochaines échéances, notamment la présidentielle 2017. 

Mais, l’ancien ministre socialiste a besoin d’un appareil politique comme levier pour atteindre un tel objectif. A défaut de quitter la barque socialiste – un risque très improbable – l’alternative est de contester de l’intérieur le leadership d’Ousmane Tanor Dieng, en exploitant ses points faibles et ses éventuels faux pas. Seulement, OTD n’est pas né de la dernière pluie. Après avoir fait laisser passer l’orage au lendemain de la cuisante défaite des Socialistes le 19 mars 2000, l’ancien ministre d’Etat, ministre des affaires et services présidentiels sous Abdou Diouf a su maintenir la dragée haute et faire du parti créé par Léopold Sédar Senghor, l’une des plus grandes formations politiques du Sénégal. 
 

 Il a su encore démontrer aux partenaires de Khalifa Sall, lors du bureau politique de son parti, mercredi dernier, que le boss se nomme OTD. Selon des sources dignes de foi, Tanor a même poussé le maire de Dakar à reconnaitre son autorité. 

Le Secrétaire général du PS après avoir lu l’ordre du jour a d’abord demandé à l’assistance de se signaler pour de possibles amendements.

Ensuite, il a demandé à Khalifa Sall, en tant que chargé de la vie du parti, de faire l’économie de l’actualité nationale et internationale. Le maire de Dakar s’exécute. Mais, l’assistance n’était intéressée que par les récentes sorties d’Ahma Diop,  président du Collectif pour la sauvegarde du patrimoine du Parti socialiste, ancien responsable des jeunes de la troisième Coordination de Dakar et représentant du Ps à Naples en Italie, accusant «Barthélémy Dias et Tanor Dieng d’avoir vendu une partie de la Maison du parti socialiste». 
 

«Je dégage toute responsabilité» 
 

D’emblée Khalifa Sall a dégagé toute responsabilité face à de telles accusations. Mieux, le maire de Dakar dit condamner fermement de tels actes et se solidarise avec le parti, selon nos sources. 
 

Très remontés contre les accusateurs de Tanor Dieng, certains socialistes déclenchent des tirs groupés contre ceux qu’ils appellent les «encagoulés». Après un deuxième tour de table, la parole revient à nouveau à Khalifa Sall qui dit «n’avoir plus rien à ajouter». 
 

Les auteurs de tels propos seront convoqués pour s’expliquer et le parti n’entend point intervenir si les personnes qui se sont senties lésées, décidaient d’ester en justice. Le PS tourne la page ! 
 

Défaut de communication
 

Par ailleurs, les Socialistes ont reproché à leur secrétaire général, son défaut de communication. Ce qui selon certains donnent l’impression qu’il n’y a que le maire de Dakar qui existe. Sans lui dénier son droit d’avoir de l’ambition, notamment national, les proches d’Ousmane Tanor Dieng estiment qu’il faut y mettre de la manière, parce que rappellent-ils, «Khalifa lui est redevable».
 

D’autres estiment que c’est aujourd’hui une bonne chose que d’autres socialistes émergent du lot et occupent des postes de responsabilités tels Aminata Mbengue Ndiaye (au département de l’élevage) et Sérigne Mbaye Thiam (éducation nationale), sans occulter les députés à l’Assemblée nationale.{jcomments on}

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