Backa Niang: «J’ai quitté le Rap pour le Mbalakh parce que[…]. J’ai sorti un album récemment…»

abak

Backa Niang l’ancien membre du groupe Gokhbi Système devenu mbalakh-man s’est confié à SeneNews. Dans l’entretien, le musicien donne les raisons qui l’ont poussé à s’investir dans le Mbalakh. Il affirme toutefois qu’il continue de garder de bonnes relations avec ses «frères du Gokh bi Système ». Backa Niang s’est exprimé sur son nouvel album et a promis à ses fans une fin d’année de rêve.

Qui est Backa Niang ?
Je suis né et j’ai grandi à Pikine Gninaw Rail. Je suis fils de griots à 100%. Etant enfant, je suis très tôt entré un contact avec le Hip Hop. J’admirais beaucoup le groupe Gokh bi Système que j’ai intégré par la suite où je faisais la partie soul. A cette époque, le Rap Soul était à la mode. Certes j’étais dans un groupe de Rap mais je n’étais pas rappeur. Par la suite nous avons quitté Pikine Guinaw Rail pour partir aux Etats-Unis.
En musique, il faut avoir une base et j’en ai dans la mesure où toute ma famille est chanteuse. Un chanteur doit être polyvalent et capable d’accompagner sa voix avec n’importe quel style de musique. Dieu m’a donné cet atout.
Vous gardez toujours de bonnes relations avec Gokh bi Système ?
Oui, nous gardons d’excellentes relations. Je les considère comme des frères. Notre compagnonnage est la suite des relations qu’avaient nos parents et nos grands frères. Seulement dans un groupe, il arrive un moment où on note un avancement aussi bien dans les idées que dans les moyens et, un membre est libre de faire son propre album s’il le désire. Cela ne pose aucun problème. Mais au Sénégal, dès qu’un élément d’un groupe sort quelque chose en solo, les gens commencent à dire que le groupe est parti en éclats. On doit vraiment dépasser cela. Backa Niang a pris son propre chemin et cela ne gâche en rien les excellentes relations qu’il a avec ses frères de Gokh bi Système. Quand j’ai quitté le Hip Hop pour me lancer dans le Mbalakh, je n’ai eu aucune difficulté.
Pourquoi avez-vous quitté le Hip hop pour le Mbalakh, ça ne marchait plus ?
On me pose cette question d’habitude. Mais je vous dis le Hip Hop continue de nourrir ses hommes. Mais de mon côté, j’ai trouvé que c’est le Mbalakh qui allait m’arranger. Et je ne pas fais seulement que du Mbalakh, je fais de l’Afro et même du Coupé-décalé. La preuve, le son « Dieynaba » de mon nouvel album c’est du Coupé-décalé. « Guinté Walima » c’est du R&B. Toutefois, même si je touche à tout, je priorise le Mbalakh.
Parlez-nous de votre nouvel album, « Bët Set »
L’album est sorti récemment, nous sommes en train de faire sa promotion, ce qui n’est pas facile. Je l’ai nommé « Bët set », qui signifie aube. Dans l’Islam, ce moment est plein de sens. C’est à cette heure que le Bon Dieu fait descendre les anges porteurs de grâce. L’album comporte neuf titres et chaque titre est rempli de sens. J’invite les fans à les écouter attentivement.
Que préparez-vous pour les fans en cette fin d’année ?
Notre programme de décembre s’articule autour de la promotion de l’album et des shows que nous allons faire. J’invite les fans, ce jeudi, au Blue Saxon. Venez découvrir Backa Niang et son orchestre en live !

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire