AMNESTY INTERNATIONAL CRACHE SUR LE SENEGAL

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AMNESTY INTERNATIONAL CRACHE SUR LE SENEGAL

Le rapport 2010 d’Amnesty International section Sénégal pointe notre pays pour son net recule en matière de système de justice, qui s’est très peu amélioré au cours des 30 dernières années.

Le document d’Amnesty intitulé « Sénégal terre d’impunité », se veut un clin d’œil aux personnes victimes des bavures policières qui sont souvent protégés. Alors que beaucoup d’organes de protection des droits de l’homme des nations unies ont, à plusieurs reprises dénoncé le non respect par le Sénégal de certaines normes essentielles du droit international relatif aux droits humains.

De ce fait on peut citer plusieurs cas : Les événements de Kédougou, les décès en détention, des enquêtes bâclés. Dominique Lopy décédé en détention en avril 2007, Alioune Badara Diop lui aussi a perdu la vie au commissariat de Ndorong à Kaolack en 2007, Adja Camara décédé au commissariat de Dakar en 2008, en passant par Abdoulaye Wade Yinghou, Aboubacry Dia décédé au commissariat de Matam.

Plusieurs proches des victimes présents lors du lancement de ce rapport ont témoigné et raconté les dernières heures des victimes, ils étaient tous affectés. Comme la sœur d’Aboubacry Dia, Néné Dia en voile sous le coup de l’émotion, qui tombe en sanglots.

Au Sénégal dans plusieurs cas, les autorités ont choisi l’amnistie générale, en violation des normes du droit international. Dans d’autres, les autorités n’ont pas ouvert d’enquête sur des cas de décès en détention, malgré des éléments de preuve établissant l’existence d’actes de torture. Des procureurs ont refusé d’enquêter sur les allégations de tortures soulevées lors des procès et des juges ont prononcé des condamnations sur la base d’aveux recueillis sous la contrainte. En juillet 2004, le président de la république promulguait une loi d’amnistie pour toutes les infractions commises dans le cadre du conflit interne en Casamance. L’ancien président Tchadien Hisséne Habré qui vit au Sénégal, est l’un des principaux bénéficiaires de cette culture d’impunité. Dix ans après le dépôt d’une plainte par les victimes aucune poursuite judiciaire n’a encore commencé

Mamadou Sow journalbic

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