22 10 2014
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Professeurs violeurs : Les établissements privés dans la boue

Des cas de viols commis par des enseignants sur leurs élèves ne sont plus à compter dans l’historique des établissements publics. Mais ces temps-ci, ces histoires de mœurs commencent à apparaitre dans le paysage des établissements privés. Une situation très délicate qui peut aboutir à la perte de profit de ces structures choisies par certains parents d’élèves pour la sécurité, la responsabilité et la rigueur dans le travail.

Ayant comme soubassement plusieurs points, le phénomène des enseignants violeurs est étudié par des responsables, des professeurs et des élèves dans les lignes de votre quotidien. La floraison des écoles privées est citée comme étant la principale cause de ce mal, selon Seydou Traoré, directeur des études du groupe scolaire Masamba. Les écoles privées naissent comme des champignons, dans le paysage éducatif du Sénégal, et ne respectent aucune norme de création d’une école privée.

 Une situation qui fait que la demande en enseignants et professeurs augmente, sans tenir compte, outre mesure, de l’éthique de ce personnel. En effet, face au déficit de profs qualifiés, les responsables des structures privées se rabattent les nouveaux bacheliers non orientés ou autres étudiants n’étant pas aptes à donner des cours. «Un professeur immature ne peut pas résister à l’avance des jeunes filles, provocatrices à son souhait», dira-t-il. Selon lui, les autorités compétentes doivent tenir des séminaires pour mieux sensibiliser et former les enseignants sur leur travail, ainsi que sur la psychologie des élèves, adolescentes.

«On n’enseigne plus par vocation et les élèves ne veulent plus apprendre, ce qui transforme l’école en un espace de loisir où l’anarchie, du moins le laisser-aller, règne en maitre», renchériront messieurs Diaw et Ndiaye, professeurs de Svt et d’anglais, selon qui, les responsabilités sont partagées sur cette question. Aussi, appellent-ils l’Etat à former les professeurs des établissements privés.

Accusant les élèves de provoquer, par leur habillement léger, leurs professeurs qu’elles ne respectent plus du fait que ces derniers ont presque le même âge qu’elles, il est souvent noté que ces jeunes filles ont des copains plus âgés que leurs profs. Mais sur cela, M. Diaw dira que le professeur, en tant que moniteur, responsable et ‘’père’’ de l’élève, doit savoir dominer son élève, d’autant que sortir avec un prof, pour les élèves, est un défi. Outre celle des élèves, il indexera la responsabilité des parents qui laissent leurs enfants s’habiller comme ils veulent.

«C’est le système nerveux qui nous contrôle, quand les yeux voient une chose d’agréable, ils stimulent les sens, alors, il nous est difficile de faire face à la provocation. On n’est que des personnes sensibles», soulignera son collègue. Et, concluant, ils préciseront que les établissements privés ne leur facilitent pas la tâche car, si le professeur sanctionne une élève, elle sera reprise par l’administration, n’ayant cure que de son profit.
Elève en classe de première G, Bineta Dia incrimine ses paires. «Les filles provoquent les professeurs avec leurs tenues mais, le professeur doit savoir qu’il a le devoir de donner le savoir et rien de plus», tonnera-t-elle.

 

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