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Affaire de la caisse d'avance : La confrontation touche à sa fin, le juge a besoin de justificatifs

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Le Maire de Dakar, Khalifa Sall vient de quitter le bureau du Doyen des juges, après avoir été entendu pendant 4 heures par le juge d'instruction chargé de l'affaire de la caisse d'avance. En quelques heures, le Doyen des juges a épuisé les questions qu'il avait à poser à Khalifa Sall et Cie. 

Durant l'audition, l'édile a été confronté à d'autres protagonistes de l'affaire. Il s'agit de Mbaye Touré, Directeur administratif et financier (DAF) de la Ville et l’actuel percepteur municipal ainsi que son prédécesseur. Le Maire a été mis en présence de ces derniers « de manière à confronter leurs versions », selon une source judiciaire. Le juge a tenté de vérifier la crédibilité des déclarations de Khalifa Sall et Cie, qui ont été entendus séparément, la semaine dernière.  

La gestion des fonds de la Mairie de Dakar a été au cœur de la confrontation. L'édile et ses présumés complices ont été appelés à détailler sur la gestion de la caisse d'avance. Après avoir beaucoup disserté sur le fait de savoir si les mis en cause se sont appropriés des fonds de la Ville, ils ont nié, en bloc. « La caisse d'avance, c'est comme les fonds politiques », a encore déclaré le Maire de Dakar. 

Ensuite, le juge s'est penché sur des faits plus concrets : le volet financier de cette affaire. Le magistrat instructeur a demandé des justificatifs sur l'utilisation des fonds affectés aux dépenses de fonctionnement. En fait, l'un des reproches faits à Mbaye Touré est d'avoir mis à la disposition de Khalifa Sall des fonds destinés au fonctionnement, « qui ont été utilisés ailleurs ».  Le volet des dépenses consacrées aux fêtes et cérémonies publiques a été aussi au cœur de la confrontation. Nous y reviendrons…

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Bamba Fall et cie renvoyés au 28 mars

aabam

La décision sera rendue finalement le 28 mars prochain. La Chambre d’accusation qui doit statuer sur une liberté provisoire du maire de la Médina et ses co-inculpés compte se prononcer dans une semaine. En attendant, Bamba Fall retourne à Rebeuss.

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Bamba Fall et Cie jouent leur deuxième carte

aabamb

Les avocats de Bamba Fall et Cie, placés sous mandat de dépôt pour, notamment, tentative d’assassinat, vont introduire ce jeudi une demande de liberté provisoire. C’est la deuxième fois qu’ils formulent une telle requête pour leur client.
La première fois, suite à leur audition au fond, ils s’étaient adressés au Doyen des juges. Qui avait rejeté leur demande. Cette fois, ils se tournent vers la Chambre d’accusation.
Bamba Fall et Cie espèrent recouvrer la liberté en attendant un éventuel procès. Ils sont poursuivis dans le cadre de l’enquête sur les violences survenus au siège du Ps, le 5 mars 2016.

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Affaire Khalifa Sall – Macky Sall préfère garder le silence: « Je n’en parle pas parce que … »

aamul

En marge de sa visite officielle en Suisse, Macky Sall n’a pas pu éviter la question relative à l’emprisonnement du maire de Dakar. Le président de la République s’interdit de s’exprimer sur la question.
« Que ce soit au Sénégal ou ici, je n’en parle pas parce que ce n’est ni le lieu, ni le moment d’en parler », c’est la réponse que le président de la République Macky Sall par rapport à une question lui demandant son opinion sur l’incarcération du maire de Dakar Khalifa Sall.
Le chef de l’État participé en Suisse à un panel initié par le centre indépendant de recherches et d’initiatives pour le dialogue (CIRID).

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Immigration : Macky Sall crache ses vérités aux européens

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Le Président Macky Sall n’a pas mâché ses mots. Invité à s’exprimer sur l’enfermement de plus en plus hermétique de l’Europe à l’immigration, diabolisant surtout celle africains, il a craché ses vérités.
«Ce que je ne peux accepter… »
«Ce que moi je ne peux personnellement pas accepter, c’est la caractérisation de la migration africaine. Parce que d’abord elle n’est pas la plus importante en nombre. Mais quand on parle, on semble ne parler que de la migration africaine», dénonce le chef de l’Etat, lors du Panel organisé en Suisse sur la situation économique en Afrique et les perspectives. Devant l’assistance, il rappelle aux européens que la migration des africains vers le vieux continent, a connu des vagues successives, dont les premières étaient organisées par les européens, eux-mêmes, surtout pour venir défendre l’Europe.
Il rappelle aux européens la 1ère et la 2nde guerre mondiale
«Il faut rappeler que pendant la 1ère guerre mondiale, déjà, les africains ont migré, pas par leur volonté, mais on les a amené pour combattre, pour lutter contre l’extrémisme, contre la violence, et plus tard lors de la seconde guerre mondiale pour apporter aussi la liberté en Europe. Et l’Afrique a payé le prix fort dans cette contribution». Le chef de l’Etat de rappeler aussi que l’Europe, pour les besoins de son développement, avait aussi organisé des vagues migratoires «volontairement» avec les gouvernements d’Afrique, afin que «la main d’œuvre d’Afrique puisse également participer au développement de l’Europe en construction».
Ce que veut le Président Macky Sall
Le chef de l’Etat demande aussi aux européens de «faire la distinction entre les enfants issus de l’immigration depuis 2, 3 voire 4 générations et l’immigration clandestine». Immigration clandestine qui, explique le Président Macky Sall, découle grandement de l’insécurité dans le bassin du Tchad, dans la corne de l’Afrique, en Somalie, mais aussi «du fait que la Libye a cessé d’être un un filtre sur l’avancée vers la méditerranée», faisant sûrement allusion à l’intervention française en Libye depuis laquelle l’instabilité trône dans ce pays et tout autour, générant plusieurs vagues d’immigration vers le vieux continent. «Donc sur tous ces sujets, nous avons une responsabilité partagée. Je pense que c’est entre responsables que nous devons régler ces questions», note le chef de l’Etat.
Ce que le Président Macky Sall veut, c’est «que le mouvement migratoire des étudiants, des artistes, des hommes de lettres soit certes contrôlé, mais autorisé et libre par rapport aux besoins des uns et des autres». Il souligne que son ambition et celle des leaders africains, c’est surtout de retenir la main d’œuvre africaine en Afrique, notamment avec les nombreux programmes infrastructurels liés aux politiques d’émergence.
«Que les conditions du retour respectent la dignité humaine».
«Mais malgré tout, on voit qu’il y a quand même une situation qu’il faut gérer avec responsabilité. Et nous avons engagé le débat avec l’Union européenne et certains pays sur le contrôle des migrants, sur l’identification et sur les conditions de retour. Que ce soient des conditions qui respectent la dignité humaine. Sur cela, nous n’avons aucun problème. Mais nous ne pouvons pas parler de migrants africains comme si c’était un phénomène extrême », indique-t-il.

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