22 07 2014
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Dossier Casamance : l’argent, la plus grosse erreur ?

Noah Cissé, médiateur dans la crise et Moussa Cissé du collectif des cadres casamançais n’y vont pas par quatre chemins pour dire que l’argent a été pire chose dans le dossier Casamance car en plus d’entretenir la rébellion en divisant le maquis, il a créé des « entrepreneurs du conflit » du conflit ». Derniers qui étaient selon eux, à l’affût pour capter les billets de banque qui n’arrivaient jamais à destination. Le volet fait partie du fumeux livre du Colonel Ndaw, « Pour l’honneur de la gendarmerie sénégalaise » qui accuse le général Fall de s’être enrichi dans le cadre dudit dossier à coups de 200 millions de F CFA. Interpellé sur la question, Moussa Cissé du collectif des cadres Casamançais ne mâche pas ses mots : L’argent n’y a joué qu’un rôle négatif, peste-t-il.

 
Le Sénégal sous coupe réglée

C’est vrai que nombreux sont les Sénégalais qui ont épuisé leurs capacités d’indignation au rythme où se suivent les scandales dans ce pays. Mais ils vont devoir trouver des forces pour continuer à s’indigner, tellement le trafic de drogue, les détournements de deniers publics, la corruption, le blanchiment d’argent et tant d’autres délits ont encore de beaux jours. Tout simplement, parce qu’ils sont entretenus par des groupes bien organisés, insoupçonnés et bien introduits partout où l’odeur de l’argent sale est perceptible. Dans ce pays, tout le monde sait que le niveau de richesse de certains fonctionnaires de l’Etat est anormal, pour ne pas dire scandaleux. Des douaniers, des inspecteurs des impôts, des magistrats, des policiers, des gendarmes ou encore de simples agents roulent sur de l’or au vu et au su de tous. Alors qu’on est convaincu que leur salaire et leurs indemnités réunis ne leur donnent pas autant de richesses. 

 
Entre Macky 1 et Macky: 3 Premier ministres, 90 ministres et 4 DC nommés en 2 ans

Le journal “Nouvel Horizon” a pris sa calculatrice pour compter l’effectif des différents Gouvernement de Macky Sall depuis son élection. Le président a battu le record de son prédécesseur Me Abdoulaye Wade. De 2000 à 2002, Wade avait nommé deux premiers Ministres Moustapha Niass et Mame Madior Boye. En deux ans, son ancien premier Ministre en a nommé trois Abdoul Mbaye, Aminata Touré, Mohamed Dione.

 
Election des maires au suffrage indirect: Quand l’électeur n’est pas maître de son choix

On peut élire un maire sans pour autant voter lui. C’est ce qui se passe avec le scrutin indirect qui existe au Sénégal pour les élections locales. Un mode de désignation des maires qui rend flou le jeu électoral, et permet à certains prétendants d’utiliser l’arme de la corruption pour s’emparer du siège de l’édile. La façon d’élire les maires au Sénégal est décriée par certains hommes politiques pour qui le mode de scrutin actuel est à l’origine de beaucoup de manquements.  Babacar Gaye, porte-parole du parti démocratique sénégalais (pds) affirme que la manière d’élire les maires est la porte ouverte à des dérives : « La façon de désignation des maires aujourd’hui peut faire l’objet de beaucoup de dérives », déclare-t-il.

 
Khalifa Ababacar Sall maire de Dakar crache sur le Macky

« Sans doute déçues des résultats des consultations locales, certaines autorités refusent d’allumer les lampes », Khalifa Sall

 L’alerte est de la Coalition « Taxawu Dakar » qui a porté la candidature du maire de Dakar, Khalifa Sall qui a retrouvé son fauteuil contre la Coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) conduite par Aminata Touré, alors Première ministre du Sénégal. Le camp du responsable socialiste soupçonne le pire. « Les élections locales sont derrière nous et les sénégalais attendent à ce que les dirigeants travaillent pour l’amélioration des conditions de leurs conditions de vie. Seulement », dénonce « Taxawu Dakar », «certaines autorités, sans doute déçus des résultats des consultations locales ne l’entendent pas de cette oreille. En effet, depuis plusieurs semaines, les travaux effectués, par la ville de Dakar, pour l’électrification de l’autoroute sont terminés ».

 
Le parti de Macky miné par un sentiment d’animosité

En sanctionnant les perdants aux locales, Macky Sall a créé une ambiance de haine dans son parti L’Alliance pour la république (Apr) est-elle en train de devenir le premier adversaire de Macky Sall ? La question est loin d’être saugrenue si l’on tient compte des échos qui viennent de cette formation politique où des conflits naissent un peu partout. La faute, selon nos interlocuteurs, au chef de l’Etat qui sanctionne les perdants et fait la promotion de «gens qui ont refusé de mouiller le maillot». Perdus, désemparés, abasourdis… Voilà les sentiments qui dominent chez de nombreux responsables de l’Alliance pour la république (Apr) depuis que Macky Sall a sorti son sabre pour couper les têtes à ceux d’entre eux qui ont été battus aux élections municipales et départementales du 29 juin dernier. En fait, c’est une véritable ambiance de haine qui est née entre les hauts responsables de l’Apr.

 
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