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Tambacounda: Échauffourées entre pro-Khalifa et militants affiliés à Me Sidiki Kaba

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Ce dimanche des affrontements entre partisans de Me Sidiki Kaba et du maire de Dakar, Khalifa Sall ont fait plusieurs blessés assez graves.
Le quartier Dépôt, bastion imprenable du ministre de la Justice Me Sidiki Kaba, n’a pas digéré la venue de Khalifa Sall. Le socialiste, en tournée à Tambacounda après s’être rendu à Touba, a dû faire face à la révolte des militants affilés à Me Sidiki Kaba selon Igfm.
Dans une situation politique assez tendue avec d’un côté le régime qui avance vouloir faire appliquer la bonne gouvernance et de l’autre l’opposition qui crie à la cabale politique, ces genres d’échauffourées ne concourent en rien à la quiétude dont le commun des sénégalais aspire.

 

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Caisse d’Avance de la Ville de Dakar. L’arbre qui cache la forêt

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L’affaire Khalifa Sall, interrogé par la Dic après un rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) sur l’utilisation qu’il a faite des fonds sociaux de la Ville de Dakar, ne serait que l’arbre qui cache la forêt. Walf Quotidien revient ici sur des pratiques similaires pour des sommes beaucoup plus importantes.
Ils sont, en effet, nombreux les titulaires de charges publiques à disposer de fonds dont la gestion obéit à des règles dérogatoires du droit commun.
Dès que le terme «caisse noire» est évoqué, les regards se tournent, en premier, vers le président de la République dont le bas de laine, alimenté en milliards de Cfa, échappe à tous les contrôles, qu’ils soient inopinés, à priori ou à posteriori. Une fois votés par l’Assemblée nationale, ces crédits sont à la seule discrétion du chef de l’Etat qui en dispose sans obligation d’en rendre compte sinon qu’à sa conscience. Le montant de la cagnotte a évolué. Celui-ci était de 324 millions dans la loi de finances 1973-1974. Il est passé à 580 millions en 1976-1977. Sous Abdou Diouf, il est resté constant. Sous Wade, il aurait grimpé jusqu’à atteindre 8 milliards puis plus de 10 milliards sous Macky Sall.
«Le tout premier décret d’avance du Président Macky Sall a été signé, avant même l’installation de son gouvernement, pour alimenter ce qui est communément appelé ses fonds politiques à hauteur de 8 milliards. Ces fonds sont composés des fonds spéciaux et des fonds de solidarité africaine. Cette opération a été effectuée sans tenir compte du prorata temporis. Ce qui le conduit en parfaite contradiction avec l’esprit du législateur qui autorise un montant pour une année et non pour huit mois…», cogne Thierno Bocoum, député non inscrit à l’Assemblée nationale. Pis, selon ce dernier, «le Président, à travers toujours un décret d’avance, s’est doté de 2 663 908 000 francs Cfa de fonds politiques supplémentaires dans la même année budgétaire 2012 à travers des fonds spéciaux. Un décret qui n’a pas figuré dans la Loi de finances initiale de 2012 mais sciemment dissimulée dans celle de 2013. C’est le décret n°2012-747 du 19 juillet 2012. Le président de la République s’est donc octroyé, d’une manière unilatérale, des fonds politiques d’un montant de 10 663 908 000 francs Cfa pour huit mois de magistère contre huit milliards autorisés à son prédécesseur pour la durée d’un an».
Outre le président de la République, d’autres chefs d’institutions de la République disposent de confortables cagnottes qui sont à leur seule et exclusive disposition. Il s’agit des Présidents de l’Assemblée nationale, du Conseil économique, social et environnemental, du Haut conseil des collectivités territoriales, du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur, du Premier Président de la Cour suprême. Les fonds secrets répartis entre ces institutions deviennent soudain des fonds douteux. A quoi servent-ils ? Pour le président de la République et le ministre de l’Intérieur, une partie de ces fonds sert, officiellement, à financer les actions secrètes de l’Etat, services de contre-espionnage et menus frais en cash. Par exemple, pour payer des «indics». Un renseignement dans le maquis casamançais peut être financé par ce fonds qui échappe à tout contrôle. Mais, on est jusque-là dans la para-normalité puisque, même secrètes et supportées par l’argent public, ces actions peuvent être justifiables à l’aune de l’intérêt général. Il est, en effet, révélé que «l’argent noir» de la République sert aussi à payer cadeaux, voyages, billets d’avion ou même au financement politique occulte. En déplacement à Ziguinchor, n’est-ce pas Souleymane Ndéné Ndiaye qui révélait que Landing Savané, alors fidèle allié de Me Wade, émargeait pour 30 millions de francs mensuels dans la cagnotte secrète du président de la République ? On était alors en plein dans la guerre entre Landing Savané et Mamadou Diop «Decroix» pour le contrôle d’Aj.

En l’état actuel de notre législation, rien ne s’oppose à l’allocation de ces fonds secrets. Sauf que, dans le monde, la tendance est à la réglementation. «Il convient de réformer les +fonds politiques+ pour les recentrer essentiellement sur les activités liées à la sécurité nationale et prévoir un organe de contrôle dont la forme et les obligations des membres qui le composent, pourraient s’inspirer de solutions appliquées dans certaines démocraties avancées. En Allemagne et en Grande-Bretagne, ces fonds sont contrôlés par une commission réunissant toutes les sensibilités des Parlements de ces pays. En France, la commission de contrôle instituée en 2002, comprend des parlementaires et des membres de la Cour des comptes. L’exercice n’est pas aisé car il s’agit de concilier l’obligation de transparence dans la gestion de l’Etat et la part de secret que celle-ci implique». C’est la conviction du Pr Abdourahmane Diokhané, chargé de cours de Finances publiques à l’Ucad et ancien Commissaire du droit près la Cour des comptes dans une tribune publiée dans les quotidiens de la place.

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Khalifa Sall se rebiffe : « Ils peuvent me mettre en prison… L’intimidation et le dénigrement ne passeront pas(…) Je ne serais pas le 1er maire à déflorer le nom des bénéficiaires de ce crédit »

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Le maire de Dakar Khalifa Sall est sorti de son deuxième face à face avec les enquêteurs de la brigade des affaires générales (BAG) avec la conviction qu’on veut lui faire lâcher des noms. Face à la presse, il a assuré que la pression mise sur lui est pour l’amener à donner le nom des bénéficiaires de ces fonds contenus dans la caisse d’avance de la ville.
« Cette caisse d’avance n’est pas quelque chose de nouveau. Ses pratiques de fonctionnement sont restées les mêmes. C’est des fonds politiques qui servent à soutenir les populations et des crédits qui servent à faire fonctionner l’état comme supplétif au niveau de la ville. Et nous n'avons jamais dérogé à l’arrêté de 2003, cette caisse elle a servi aux Dakaroises et à toute l’administration du Sénégal. Cette pression qui est faite sur nous, c’est de nous amener à dire quels sont les bénéficiaires de ces fonds. Et de Blaise Diagne à Khalifa Sall, aucuns maire n’a justifié le nom des bénéficiaires de ces fonds. Quand nous sommes arrivés, il n’y avait aucune archive, les maires gèrent ces fonds au service des populations et partent avec les archives. Je ne serais pas moi Khalifa Sall, le premier à déflorer le nom des institutions, des personnes morales ou physiques à bénéficier de ce crédit. Il n’y a aucun moyen à me pousser. Je préfère que l'on me mette en prison, plutôt que de ne pas être loyal, mes devanciers ont montré la voie et personne ne m’obligera à communiquer les noms » s’est-il révolté.
Le maire de Dakar a aussi indiqué que depuis son accession à la mairie de la Capitale, toutes leurs actions sont tournées vers la transparence.
« Cette situation est source de motivation, tout le monde suit depuis une semaine cette velléité d’entacher une réputation, je voudrais leur dire que ce sera vain. Lorsque nous avons été élu à la tête de cette ville en 2009, nous avions placé la transparence au cœur de la Gouvernance que nous instaurerions»
Estimant que cette histoire de caisse d’avance est un épiphénomène, le maire de Dakar a assuré que l’intimidation et le dénigrement ne passeront pas
« Je ne suis pas sur la défensive, je suis à l’aise parce que nous n’avons rien à nous reprocher, les policiers ont été d’une extrême courtoisie, ils posent des questions et on y répond quand on veut ou quand on peut » a remercié le maire de Dakar.
La procédure vient de commencer, ils ont terminé une première phase de l’enquête mais en tout état de cause, l’intimidation et le dénigrement ne passeront pas. Les résultats de la mission des vérificateurs, si je n’avais pas peur de violer la loi, je mettrai les 400 pages sur internet, et les sénégalais découvriront que cette caisse d’état n’est qu’épiphénomène ».

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Abdoulaye Wilane: « Barthélémy Dias est un garçon qui excelle dans l’insouciance »

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Le porte-parole du parti socialiste n’a pas du tout été tendre avec le maire Barthélémy Dias. Pour lui, son camarade est juste un ignorant qui parle sans fondements. Il le défie à venir à la maison Léopold Sedar Senghor s’il veut poser ses idées.
«Ce garçon est en train de perdre le Nord. Il excelle dans l’insolence et revendique même son droit d’être impoli. S’il a le courage de ses opinions, la Maison du parti lui est ouverte. Je n’ai aucun commentaire à faire sur ce type», a dit le maire de Kaffrine.
Concernant les accusations de Barthélémy Dias disant qu’ Ousmane Tanor Dieng, le secrétaire général du Ps, est derrière les différentes arrestations des jeunes socialistes comme Bamba Fall et de l’audition de Khalifa Sall, Wilane dira : «c’est totalement faux et malveillant et à la limite même malhonnête de parler ainsi. À l’heure où je vous parle, il ne sait rien de ce qui a été à l’origine de ces derniers développements, à part ce que nous avons dans la presse, et ce sont des bribes. Et comme nous sommes des hommes d’État responsables, nous ne pouvons nous prononcer qu’en connaissance de dossiers qui sont en situation».

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Khalifa Sall est arrivé au tribunal, ses avocats n’ont pas pu accéder au cabinet

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Le maire de Dakar a emprunté les artères de Dakar pour se rendre au tribunal de Dakar. Il a quitté l’immeuble Kébé son lieu de résidence vers 10 heures. Khalifa Sall est à son deuxième jour d’audition suite au rapport de l’Inspection général des Impôts. Une affaire que beaucoup de ses partisans qualifient de manœuvre du régime cherchant à déstabiliser l’édile de Dakar. Mes Khoureychi Ba et El Hadj Diouf qui sont les avocats de ce dernier n’ont pu accéder au cabinet où se trouve leur client.

 

 

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