2 08 2014
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Le prix de la viande de mouton en hausse dans les marchés

mouton

Les prix de la viande de bœuf et de mouton ont flambé. Les raisons évoquées par certains bouchers sont la monopolisation du marché par les « téfanké » (chevillards). Le problème de l’approvisionnement est également à l’origine de la cherté de la viande. Une excursion aux marchés Castors et Tilène nous a permis de lever un coin du voile. Après l’oignon et la pomme de terre, les marchés de la capitale semblent avoir renoué avec la hausse des prix des produits courants. Cette fois, c’est au tour de la viande de bœuf et de mouton. Jeudi matin, le marché Castor a moins de monde. Les étals de légumes qui étaient installés juste à l’entrée du marché ont disparu. Ce qui a complètement changé le décor. Ce calme s’explique, d’après un jeune homme rencontré, par le fait que le marché Castor devrait sous peu être restauré.

A l’intérieur aussi, un autre décor s’offre à nous. Les étals où s’empilaient les viandes de bœuf sont quasi vides. A part quelques morceaux de viande de mouton et de bœuf, les étals ne sont garnis que de poissons. La rareté de ce produit s’explique par la cherté du bétail, explique-t-on. D’après Mamadou Diaw, ce sont les « téfanké » (chevillards) de Fora (parc des gros ruminants) qui ont monopolisé le marché de la viande. « Ils font ce qu’ils veulent et évoquent comme prétexte le problème d’approvisionnement », souligne-t-il. A son avis, il y a certes une rareté des bœufs, mais les chevillards sont tellement organisés qu’ils peuvent approvisionner le marché sans qu’on se rende compte de l’insuffisance de notre cheptel. « Ils cherchent plutôt à nous mettre des bâtons dans les roues en augmentant n’importe comment les prix ».

Le Mali, « un prétexte pour les chevillards »       

Il est vraiment temps que les autorités remettent de l’ordre dans ce secteur. Je vous assure qu’en vendant la viande à 3000 FCfa le kilogramme, nous le faisons à perte et c’est au détriment des ménagères », se désole-t-il.

Son voisin Ibrahima Diop ne dit pas le contraire. Pour lui aussi, les chevillards sont à l’origine de cette hausse des prix. « Après la Korité, nous sommes partis au Fora pour acheter de la viande et, à notre grande surprise, nous avons constaté que les prix ont flambé sans aucune explication, jusqu’à 2500 FCfa alors qu’avant, nous payions le kilogramme à 2000 FCfa », confie-t-il. « Comme vous le constatez sur ces étals, il n’y a pas de viande de bœuf, seule la viande de moutons et le foie sont disponibles et se vendent à 2000 FCfa au lieu de 1200 FCfa », dit-il, pointant du doigt quelques étals clairsemés du marché. « Hier, à notre passage au Fora, il n’y avait pas de bœufs, c’est ce qui explique d’ailleurs, cette rareté de la viande en ce jour de fête de l’Assomption. Certes, il y a des problèmes au Mali mais c’est juste un prétexte pour les éleveurs de monopoliser le marché », fulmine-t-il. Toutefois, souligne le boucher, lui et ses collègues ne lâcheront pas du lest. « En revendant le kilogramme à 3000 FCfa, nous ne gagnons que 300 FCfa car il y a le transport à prendre en compte », explique-t-il.

Autres lieux, autres décors et explications. Au marché Tilène, les bouchers ont une autre justification de la cherté de la viande. Selon ces derniers, le problème de l’approvisionnement est à l’origine de tous leurs soucis. « La viande a haussé car nous n’avons pas un cheptel suffisant. En plus, les importations de viande et de poulet de chair ont été bloquées, alors qu’elles compensaient l’insuffisance de notre cheptel », explique Cheikh Mbaye, qui cite aussi la crise malienne comme faisant partie du problème. « Quand la demande est supérieure à l’offre, il ya toujours une hausse de prix », rappelle-t-il.

Pour pallier une telle situation, Cheikh demande que les autorités lèvent le blocage sur la viande importée. Saliou Faye, embouche la même trompette. « Nous nous approvisionnons toujours au Mali ou en Mauritanie. Leurs bovins ne viennent plus comme avant. Les raisons évoquées sont nombreuses : cherté du transport en raison de l’hivernage et rareté de l’alimentation du bétail », dit-il. Le prix de la viande de mouton a aussi augmenté, reconnaît le boucher Samba Fall. Actuellement, il s’achète à 3500 FCfa au lieu de 3000 FCfa. Toutefois, Samba précise que ce prix n’est pas fixe. Tout dépend du marché. Quand le mouton n’est pas cher, le prix peut baisser du jour au lendemain, ajoute-t-il.

 

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